Les poupées célèbres d’hier et d’aujourd’hui

Introduction

Dans le monde merveilleux de la poupée, qu’elle soit artisanale, artistique ou réalisée par un(e) artiste,  selon la classification de François Theimer et Michel Voinier, certaines laissent des traces dans l’imaginaire populaire, au-delà du cercle des collectionneurs, des acteurs de ce secteur d’activité et plus généralement des connaisseurs en poupées de collection.
Dans des genres très différents, elles ont marqué leur époque, intrigué, choqué, terrorisé, séduit ou fasciné, posant parfois un jalon, voire une rupture, dans l’histoire de la poupée ou dans l’histoire de l’art tout court. Elles ont aussi repris les traits de personnages de bande dessinée, de dessin animé ou de cinéma. Petit tour d’horizon chronologique des poupées inoubliables.

La petite danseuse de Degas

Également appelée « La petite danseuse de quatorze ans », c’est une sculpture en cire d’Edgar Degas (1834-1917) qui représente une danseuse classique en position de quatrième, le visage et le corps teintés en sombre, les cheveux noués par un ruban en satin, coiffée de vrais cheveux, vêtue d’un bustier en soie, d’un tutu en tulle, de bas et de chaussons de danse.
Présentée dans une vitrine à l’exposition impressionniste de 1881 à Paris, elle choque certains par son réalisme, le traitement peu commun à l’époque de la couleur en sculpture, et l’emploi d’accessoires réels. Elle est comparée à un singe ou un aztèque ; des critiques lui trouvent un visage « où tous les vices impriment leurs détestables promesses, marque d’un caractère particulièrement vicieux ».
C’est, selon les auteurs susnommés en introduction, et pour les raisons même qui ont choqué, la première poupée d’artiste.
Après la mort de Degas, des épreuves d’après l’original sont éditées en bronze par le fondeur Adrien-Aurélien Hébrard. 29 exemplaires recensés sont conservés dans les musées et collections privées, la cire et le tirage original se trouvent à la National Gallery of Art de Washington, d’autres épreuves sont exposées au musée d’Orsay de Paris (photo), au Metropolitan Museum of Art de New York ou à la Ny Carlsberg Glyptotek de Copenhague.
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La poupée d’Albert Marque

Albert Marque (1872-1939) est un sculpteur et peintre français qui obtient la reconnaissance du public au début du XXe siècle, en particulier pour ses bustes et bas-reliefs d’enfants. En 1915, la maison de mode parisienne de Jeanne Margaine-Lacroix lui confie la conception d’une poupée. Il s’inspire de la silhouette et de l’expression d’une fillette de son époque pour réaliser plusieurs sculptures, dont des moules sont envoyés à la manufacture de Sèvres pour fabrication d’une série limitée à environ 50 exemplaires numérotés et signés sur la nuque.
Les vêtements des poupées, d’une très grande variété reflétant en particulier les coutumes vestimentaires historiques de la royauté et de la paysannerie françaises, sont réalisés par l’atelier de Jeanne Margaine-Lacroix. L’ensemble (photo) est censé exalter le génie et la culture français, particulièrement en ces temps de guerre, en réponse à la popularité des poupées allemandes.
Sur le plan esthétique, cette poupée marque une rupture avec le style policé des poupées de l’époque, par son expressivité rêveuse et la finesse de ses traits. Cette image naturaliste renouvelée de la poupée française influencera nombre d’artistes en poupées des générations suivantes.
La poupée « A. Marque », nom sous lequel elle connaît rapidement un grand succès, avant d’atteindre une nouvelle notoriété dans les années 1970 après une période d’oubli, est aujourd’hui la plus recherchée par les collectionneurs du monde entier et se vend aux enchères à des sommes record : le 29 mars 2014, la poupée numéro 27 est adjugée 300 000 $ chez Theriault.
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                                              Crédit photo copyright François Theimer

La poupée d’Hans Bellmer

Hans Bellmer (1902-1975), peintre, photographe, graveur, dessinateur et sculpteur franco-allemand, est l’un des artistes majeurs du surréalisme. Il abandonne en 1924 sa formation d’ingénieur, et se rend l’année suivante à Paris, où il fréquente les dadaïstes et les surréalistes. À l’arrivée au pouvoir en Allemagne des nazis en 1933, il décide de ne plus rien faire qui puisse servir l’État.
Inspiré par l’opéra fantastique « Les contes d’Hoffmann » de Jacques Offenbach sur un livret de Jules Barbier, dont l’acte 1 est centré sur l’amour d’Hoffmann pour un automate nommé Olympia, il réalise en 1934 son œuvre la plus connue, « La Poupée », qualifiée d' »art dégénéré » par les nazis : c’est une sculpture de bois, papier mâché collé et peinte, figurant en taille réelle (1,40 m) une jeune fille multiforme avec une perruque brune, seulement vêtue de chaussettes blanches et de chaussures vernies noires (photo). Elle possède de nombreux membres à articulation sphéroïde, la tête et le cou étant amovibles.
L’artiste multiplie les variations avec les éléments de son corps : amputée aux genoux et la tête décapitée ; monstre à quatre jambes articulées à la boule centrale du ventre ; unijambiste décapitée à perruque blonde, désarticulée et jetée à même le sol. Il les photographie dans différents décors puis les colorie.
« La Poupée » est, selon son auteur, une « créature artificielle aux multiples potentialités anatomiques », par laquelle il entend découvrir la « mécanique du désir » et démasquer « l’inconscient physique » qui nous gouverne ; elle est enfantine, mais également victime de perversions sadiques (Bellmer a illustré en gravures les ouvrages du Marquis de Sade) ; elle est enfin, au-delà de l’esprit de révolte contre l’ordre nazi, avant tout œuvre de mélancolie et d’ »inquiétante étrangeté » -les photographies rappellent ce concept freudien (« unheimlich » en allemand)-, mêlant pulsion du désir et pulsion de mort.
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Bleuette

Dans un genre très différent, la poupée Bleuette a aussi marqué son époque. Elle voit le jour en 1905, lorsque les très catholiques éditions  Gautier-Languereau commandent à la SFBJ pour le lancement de la revue enfantine « La semaine de Suzette », destinée aux petites filles, une poupée offerte en prime pour tout abonnement annuel.
Une série de 20 000 poupées Jumeau est alors fabriquée, mais 60 000 abonnements sont pris, épuisant la série avant même que le premier numéro de la revue soit sorti ! Cette série, appelée  » Bleuette Jumeau », est suivie un peu plus tard par la série « Bleuette Fleishmann », du nom du directeur allemand de la SFBJ qui la commande en Allemagne pour diminuer les prix de revient (en partie parce que l’éditeur décide de proposer la poupée à la vente, devant le succès rencontré),  et pour pallier l’épuisement des stocks français.
Bleuette a un corps en composition complètement articulé (11 articulations) et mesure 27 cm jusqu’en 1933, puis 29 cm jusqu’à la fin de sa production en 1960. Elle a une tête en biscuit jusqu’à 1939, puis en composition jusqu’en 1958, quand un corps et une tête en plastique rigide viennent les remplacer pour les deux dernières années de production.
Le succès de Bleuette, dû sans doute à son air naïf et charmant, à son regard bleu vif (les yeux sont d’abord fixes puis dormeurs à partir de 1919) et à sa petite bouche rouge ouverte sur quatre incisives (photo), perdure également grâce à son rôle de poupée mannequin pour les jeunes lectrices que la revue veut initier à la couture, en leur proposant des patrons, plus de 1 060 publiés pendant les 55 années d’existence de la poupée ; de nombreux stylistes contribuent à sa garde-robe, dont Jeanne Lanvin.
La revue propose également des maquettes de mobilier, à réaliser en carton. Dans les locaux de l’éditeur, on peut acheter du mobilier, des têtes et des perruques, et même faire réparer sa poupée. Le but avoué de la revue est, au travers de la poupée, de ses accessoires, et d’articles consacrés aux arts ménagers, d’apprendre aux petites filles leur futur rôle de mère et de bonne épouse chrétienne : il y a même dans le trousseau de Bleuette des robes de baptême, de communiantes et de mariées.
On lui donne une petite sœur, Benjamine, en 1926, puis son petit frère Bambino en 1928, qui connaîtra un certain succès, et enfin une sœur aîné, Rosette, de 1955 à 1960. Elle a aussi une compagne célèbre, Bécassine.
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Bécassine

Qui ne connait pas Bécassine ? Ce personnage de bande dessinée créé par Émile-Joseph-Porphyre Pinchon (1871-1953) en 1905, apparaît  dans le premier numéro de « La semaine de Suzette » (voir Bleuette ci-dessus), le 2 Quel rapport avec les poupées, me direz-vous ? Eh bien, Bécassine est déclinée sous la forme de poupées portant son costume à trois reprises : la première en 1922, modèle « incassable » de 39 cm créé en exclusivité pour les grands magasins du Printemps, accompagné de deux autres versions en tissu bourré de 26 et 31 cm ; la seconde en 1950, présente dans les catalogues de la poupée Bleuette, en tissu bourré et proposée en quatre tailles (32, 34, 40 et 50 cm), dont les modèles de Reine Dégrais (photo) ; la troisième en 1953, destinée aux tout petits, en mousse de latex.
retrouve en motocyclette, en avion, en voiture, au téléphone, escaladant les Alpes, pilotant un avion et faisant du cinéma. Françoise Dolto, la célèbre psychanaliste, signale qu’elle est le « modèle d’une éducation moderne et d’une compréhension de la psychologie enfantine ».
Le musée de la poupée à Paris lui a consacré une exposition en 2015, intitulée « Bécassine dévoile les trésors de Louloute », personnage des aventures de Bécassine inspiré par la vraie Claude, fille unique de Maurice Languereau, alias Caumery, scénariste de Bécassine après Pinchon et éditeur du magazine « La Semaine de Suzette ». Caumery dote Bécassine d’une psychologie plus dense et lui donne à cette occasion son vrai nom, Annaïck Labornez. Loulotte grandit en même temps que Claude au cours des albums, de « Bécassine nourrice » à « Bécassine au studio », entre 1921 et 1939.
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Charlie Chaplin

L’une des personnalités internationales les plus connues au Monde à l’âge de 30 ans en 1919, cet acteur, réalisateur, scénariste, producteur et compositeur britannique, idole du cinéma muet, a popularisé sa silhouette de vagabond (« Tramp » en anglais)  aux quatre coins du Monde. Il cofonde cette année-là la société United Artists et obtient ainsi le contrôle total sur ses œuvres. Parmi ses longs-métrages les plus célèbres figurent Le Kid (1921), La ruée vers l’or (1925), Les Lumières de la ville (1931), Les Temps modernes (1936) et Le Dictateur (1940).
Son personnage a donné lieu à d’innombrables réalisations sous forme de poupée. Dès 1915, Louis Amberg & Son crée un portrait de 35,5 cm à tête et mains en composition, corps en tissu bourré avec chaussures noires attachées, traits du visage peints avec moustache, vêtu d’un costume deux pièces, d’un chapeau melon et tenant une canne (photo de gauche ci-dessous). Le distributeur londonien Hyman A. Abrahams vend en 1916 une version en porcelaine (« céramique anglaise ») à tête mobile. La même année, Dean’s Rag Book sort une poupée de 29 cm imprimée en tissu à visage plat, chapeau melon et grands pieds (photo du centre ci-dessous) et la créatrice française Mme Vera Ouvré une autre poupée en tissu. 1917 voit le lancement de quatre modèles : une grande poupée à tête et mains en composition de 91,5 cm par Baltimore Bargain House ; une poupée marcheuse de 30,5 cm par E.I. Horsman ; une poupée en tissu par Hammond ; distribuée par Butler Bros, une poupée de 76 cm à tête et mains en composition, cheveux et moustache moulés et peints, traits du visage peints, corps en tissu articulé aux épaules et aux hanches, portant un pantalon à carreaux blancs et noirs, un manteau noir, un chapeau melon noir et une canne. En 1918, la société américaine Gund Manufacturing Co. propose une poupée mécanique de 30 cm à tête, bras et mains en composition portant une chemise, une cravate, une veste et un pantalon à carreaux en coton, un chapeau moulé et des chaussures en tissu.
En 1920 sort un modèle fabriqué par Elektra, et en 1927 une poupée par le fabricant suisse A. Bucherer : cette dernière possède une tête en papier mâché à cheveux peints, un corps en métal avec articulations à boule, et porte une tenue en coton et feutre avec un pantalon à carreaux blancs et noirs, un chapeau melon noir et de grandes chaussures noires peintes (photo de droite ci-dessous).

Toujours dans les années 1920, la société allemande Schreyer & Co., qui prendra plus tard le nom de Schuco, réalise une poupée mécanique en métal et tissu, qui, lorsqu’elle est remontée, avance en faisant tournoyer sa canne (photo de gauche ci-dessous).
La société Bubbles Incorporated S.A. a été fondée par Charlie Chaplin dans les années 1970 pour le merchandising, la promotion et la protection de son image. Dans ce cadre, plusieurs poupées sont produites, dont ce modèle de 51 cm en 1972 (photo du centre ci-dessous). Effanbee produit également plusieurs modèles dans les années 1970, dont cette poupée en vinyl (photo de droite ci-dessous).

Le fabricant britannique de poupées historiques Peggy Nisbet lance en 1967 une poupée Charlie Chaplin de 20 cm en costume deux pièces, veste en tartan et chemise à col blanc, avec nœud papillon, chapeau melon et chaussures en cuir noires. En 1904, l’illustratrice Grace Drayton crée les « Campbell’s Kids », mascottes publicitaires de la marque agro-alimentaire Campbell Soup Company, qui connaissent immédiatement une grande popularité et représentent toujours la marque aujourd’hui. Entre autres produits dérivés sont fabriquées des poupées, dont une de 1995 représentant Charlie Chaplin (photo de gauche ci-dessous) : elle porte une chemise blanche à manches longues, une cravate rouge, une veste rouge à pois blancs, un manteau et des chaussures noires ; dans sa main gauche, une montre de gousset attachée à une chaîne en or.
À l’occasion du 100e anniversaire de la sortie du court-métrage « Une vie de chien », contant les mésaventures du vagabond Charlot et de son chien errant Scraps, R. John Wright crée une poupée en feutre de 43 cm (photo de droite ci-dessous) articulée au cou, aux épaules, aux coudes, aux hanches, aux genoux et aux chevilles. Sa perruque est en mohair et son visage en feutre moulé a des traits délicatement peints. L’authenticité de l’habillement est le fruit de recherches intensives sur de nombreuses photographies fournies par la famille du comédien, et sur un exemplaire conservé de sa tenue dans le film « Le Kid ».
La poupée porte une tenue artificiellement vieillie : sous-vêtement une pièce en coton, chemise à manches courtes en mousseline, gilet en tissu écossais, pantalon trop large en sergé côtelé à teinture personnalisée maintenu par des bretelles à attaches en cuir, manteau en laine peignée, chapeau melon en feutre de laine et bottines en cuir faites à la main avec lacets sur mesure. Le chien est en laine et mohair avec détails du pelage peints au pistolet. Il possède un cou articulé, des yeux à pupille en verre, des poils incrustés et un nez en cuir moulé. Deux éditions limitées sont proposées : le vagabond seul en 100 exemplaires, avec son chien en 50 exemplaires.

Les artistes en poupées contemporains ne sont pas en reste pour la représentation de poupées Charlie Chaplin : l’italien Dito von Tease dans le cadre de son projet Idollz ; la canadienne Marlene Xenis ; les créatrices russes Natalya Zotova, Natalya Filinova et Natalya Godes.

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Frida Kahlo

Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón, ou Frida Kahlo, est une artiste peintre mexicaine connue pour ses nombreux portraits, autoportraits et œuvres inspirées par la nature et la culture populaire mexicaines. Elle a mis son style d’art populaire naïf au service de l’exploration des questions d’identité, de genre, de classe, de postcolonialisme et de multiculturalité dans la société mexicaine de la première moitié du XXe siècle. Outre son appartenance au mouvement postrévolutionnaire Mexicayotl, prônant le retour aux sources traditionnelles aztèques, Frida est présentée comme adepte du surréalisme ou du réalisme magique, et comme peintre de la douleur chronique, après un accident de bus en 1925 qui l’a plongée dans la souffrance jusqu’à sa mort en 1954.
Née en 1907 d’un père allemand et d’une mère métisse, Frida grandit à la maison de famille Casa Azul située à Coyoacán, l’une des seize divisions territoriales de la ville de Mexico. Atteinte de poliomyélite depuis l’âge de six ans, elle se destine à des études médicales jusqu’à la convalescence après son accident, lorsqu’elle décide de devenir artiste peintre.
Elle rejoint le Parti Communiste Mexicain en 1927, où elle rencontre l’artiste peintre mural Diego Rivera, qu’elle épouse en 1929. Le couple voyage au Mexique et aux États-Unis, et reçoit l’exilé politique Léon Trotski. Frida développe son style mêlant réalisme et fantastique. Il éveille l’intérêt du poète surréaliste français André Breton, qui organise sa première exposition individuelle à la galerie Julien Lévy de New York en 1938, puis une seconde à Paris en 1939. Frida n’aime pas Paris et méprise les surréalistes, mais le musée du Louvre acquiert l’autoportrait « The frame », son premier tableau d’un artiste mexicain. Durant les années 1940, Frida expose au Mexique et aux États-Unis et enseigne à la Esmeralda ( ENPEG, Escuela Nacional de Pintura, Escultura y Grabado) de Mexico. En 1942, elle est élue membre du Seminario de Cultura Mexicana, organisation créée par le Ministre des Affaires Culturelles et composée de vingt-cinq artistes et intellectuels, dont la mission est d’encourager la diffusion de la culture mexicaine à travers des expositions, des conférences et la publication d’ouvrages. Sa santé se détériore, et elle tient sa première exposition individuelle à Mexico en 1953, peu avant son décès en 1954 à l’âge de 47 ans.
Son œuvre reste confidentielle jusqu’à la fin des années 1970, lorsqu’elle est redécouverte par des historiens de l’Art et des activistes politiques. Elle devient alors une artiste reconnue et une idole des mouvements Chicano, féministe et LGBT.
Comme toutes les fortes personnalités, Frida Kahlo a inspiré les fabricants de poupées. Cette marionnette de 38 cm réalisée de son vivant au début des années 1950 possède un visage et des mains en composition peints à la main, le reste du corps est en bois (photo de gauche ci-dessous). La série « Inspiring Women » de Mattel rend hommage aux héroïnes de leur temps, ces femmes courageuses qui ont pris des risques, changé les règles, et ouvert la voie aux rêves de générations de fillettes. La Barbie Frida Kahlo, conçue par Kelley Lindberg, est un symbole de la force, de l’originalité et de l’indéfectible passion attachées au personnage de Frida (photo du centre ci-dessous). Cet ensemble cadeau comprend le petit livre plastifié « Frida » de la série best seller « Little people, big dreams », qui explore les vies de personnalités hors du commun, et une peluche Frida Kahlo de 18,5 cm (photo de droite ci-dessous). Bébés et tout-petits aimeront se blottir contre leur peluche tandis que vous leur lirez l’histoire de cette peintre fascinante, illustrée de façon originale. Puis ils joueront à l’artiste avec leur poupée, habillée d’une jupe longue bleu clair et d’un chemisier rouge à manches courtes, avec un nœud en satin vert dans son chignon.


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L’atelier Boninga Dolls situé à Porto Sant’Elpidio (Italie) produit des poupées de chiffon bourrées de fibres synthétiques, au visage peint à la main avec une teinture spéciale, les cheveux étant travaillés avec différents types et couleurs de laine. Son modèle de Frida Kahlo mesure environ 6,5 cm et il est possible de l’utiliser comme pendentif de collier ou broche (photo de gauche ci-dessous). Dans la collection « Little thinkers » de l’association aux origines mystérieuses « The unemployed philosophers guild », représentant des personnalités historiques du monde scientifique et technique, artistique ou politique, une poupée Frida Kahlo en tissu de 35 cm (photo du centre ci-dessous). L’atelier de rue Balimum accueille pendant la journée des mères de familles défavorisées de Bali  et leurs enfants afin de créer des objets artisanaux, comme ces poupées Frida Kahlo de 30 cm en batik décorées de broderies, de dentelles et de petites perles (photo de droite ci-dessous).


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Fabriquées à la main au Kirghizistan par une coopérative de femmes, ces poupées en feutre de laine représentent des personnages historiques, dont une Frida Kahlo portant une couronne de fleurs (photo de gauche ci-dessous). Haute de 30,5 cm, elle est distribuée par le Silk Road Bazaar, un représentant en gros de groupes d’artistes d’Asie Centrale. Lucie Kaas est une entreprise danoise produisant des objets de décoration intérieure, parmi lesquels des figurines uniques peintes à la main inspirées des poupées kokeshi japonaises. Le modèle Frida Kahlo en bois schima superba mesure 14,5 cm (photo du centre ci-dessous). Grahmart est une boutique mexicaine de vente en ligne de jeux et jouets. Sa poupée Frida Kahlo en tissus mexicains authentiques tels que le manta (coton grossier) mesure 33 cm et porte une tenue mexicaine traditionnelle et des roses dans les cheveux (photo de droite ci-dessous).


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Plusheez, fabricant britannique de peluches, a créé une poupée Frida Kahlo kawaii en tissu de 54 cm. Faite en laine polaire et en jersey bourrée de fibres creuses, elle est cousue à la machine (photo de gauche ci-dessous). « Today is Art Day » est un réseau social et un fabricant d’objets de collection spécialisé en histoire de l’Art, distribués dans les boutiques des grands musées à travers le Monde. Sa figurine Frida Kahlo de 13 cm est dotée d’accessoires originaux : un bandeau de roses parfumé sur la tête, un singe dans le dos, un cœur détachable sur la poitrine (photo du centre ci-dessous). La Galerie II d’Amazon comprend les poupées saisonnières et festives traditionnelles, ainsi que les objets décoratifs pour la moisson, Halloween et Noël. La poupée d’automne Frida Kahlo, aux traits du visage peints à la main, est faite de 90 % de tissu et de 10 % de mousse de polyuréthane et mesure 71 cm (photo de droite ci-dessous).


            © Plusheez                                                  © My modern MET                                          © Amazon

Fabriquées par l’atelier britannique Rosie Girl Dolls et distribuées par la boutique en ligne Bambino Goodies, les poupées en tissu Frida Kahlo Rosie Girl portent une rose dans les cheveux et un collier (photo de gauche ci-dessous). Folk Project est une initiative née aux États-Unis, visant le mélange du savoir-faire manuel ancestral d’Amérique centrale et de l’esthétique contemporaine, à travers la coopération avec les tisserands et le recyclage des huipiles et autres textiles traditionnels. Dans ce cadre, des poupées Frida Kahlo de 30,5 cm aux tenues chatoyantes ont été réalisées à la main à partir de chutes de huipiles du Guatémala et du Mexique (photo du centre ci-dessous). Global Affairs est une société néerlandaise produisant de manière équitable et durable des jouets souples, des accessoires, des articles de fête, de la vaisselle en bambou et de la papèterie, distribués dans des boutiques indépendantes et des musées à travers le Monde. Sa poupée Frida Kahlo crochetée à la main, en coton bourré de polyester recyclé, mesure 30 cm (photo de droite ci-dessous).


            © Bambino Goodies                            © Bohemian Mama                              © Global Affairs

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LittleBigDolls est une collection de poupées de chiffon et d’objets déco design représentant les plus grandes icônes du patrimoine culturel international. La poupée Frida Kahlo, disponible en tailles 48 et 115 cm, est vendue dans un petit sac en tissu sur lequel figure une courte biographie ainsi qu’une de ses citations (photo de gauche ci-dessus). L’atelier américain « Littles by Bella » d’Izabella Seixas produit depuis 2007 des poupées en tissu, dont une Frida Kahlo de 35,5 cm aux corps et vêtements faits de textiles de qualité et aux cheveux peints, bourrée de fibre polyester allergène (photo du centre ci-dessous). « Goose Grease » est une petite entreprise qui produit des poupées en cheville de bois conçues à Brooklyn (New York) et fabriquées selon les règles du commerce équitable : sculpture à la main dans des arbres d’Urapán cultivés durablement, peinture à l’eau non toxique, formation et emploi d’artisans menuisiers locaux de Bogotá (Colombie). Leur poupée Frida Kahlo mesure 18 cm (photo de droite ci-dessous).


               © LittleBigDolls                                   © WorthPoint                            © Rhen’s Next Toy Shop

Les artistes en poupées sont également nombreux à être inspirés par le personnage de Frida Kahlo. L’histoire de l’atelier Guadalupe Creations commence à Dublin en 2016. L’artiste originaire de Córdoba (Argentine), diplômée en stylisme, réalise à la main des poupées en tissu en utilisant des techniques de broderie et d’appliqué. Sa poupée Frida Kahlo, en coton, porte une robe en lin avec une décoration en coton plissé et un châle rouge en tissu sud-américain. Les traits du visage sont brodés (photo de gauche ci-dessous). Créée par l’artiste mexicaine Alicia Urdaneta, la poupée Fridita (petite Frida) de 34,5 cm, faite d’un mélange de coton, feutre et polyester, a un visage peint et des cheveux en fil ornés de fleurs en feutre. Elle est vêtue d’une robe traditionnelle aux couleurs chatoyantes (photo du centre ci-dessous). La prolifique artiste américaine Lynn Cartwright a réalisé une superbe grande poupée OOAK de 93 cm à l’effigie de Frida Kahlo, habillée d’une robe fleurie et ornée de grandes roses dans les cheveux (photo de droite ci-dessous).


              © Guadalupe Creations                                        © Novica

Elena Sánchez, artiste de l’atelier espagnol de fabrication de poupées en tissu Lele-Lerele, situé dans la province de Castellón, est l’auteure d’une Frida Kahlo de 26 cm en coton, mohair et feutre (photo de gauche ci-dessous). Folksy est une petite structure britannique dédiée à la promotion de la création artisanale et artistique par des concepteurs et fabricants indépendants. Dans ce cadre, l’artiste Fiona Sant a créé une poupée Frida Kahlo à corps et membres en lin cousu à la machine, traits du visage brodés et peints à la main et membres articulés par des boutons de nacre. Ses cheveux en fils de coton et de soie à broder sont méticuleusement cousus et collés mèche par mèche avant d’être tressés et ornés de dahlias en tissu. Elle porte un chemisier blanc en coton et dentelle à fleurs brodées appliquées, une jupe rouge à fleurs et une combinaison en coton bordée de dentelle. Son cou est orné d’un collier à perles de verre et ses oreilles de créoles dorées. Elle est accompagnée d’un singe, d’un perroquet, d’un autoportrait sur chevalet et d’un cactus figuier de Barbarie en papier mâché décoré dans le style du jour des morts (photo du centre ci-dessous). L’artiste américaine Idania Salcido (atelier Danita Art) produit des peintures, des poupées d’art, des objets en céramique et des bijoux, et propose des stages en présentiel et en ligne en collaboration avec d’autres artistes. Sa poupée Frida Kahlo est une œuvre de commande faite à la main en paperclay et tissu, avec de grands yeux peints en technique mixte et des membres coulés en céramique dans des moules anciens du début du XXe siècle. Elle porte une robe rouge et noire à motifs de squelettes dansants (photo de droite ci-dessous).


                               © Petit & Small                                                © Folksy                            © Danita Art

Depuis 2004, l’artiste en poupées hispano-vénézuélienne Geraldine Gabasa Marcano réalise des œuvres personnalisées. Cette Frida Kahlo de 22 cm en porcelaine froide OOAK est modelée à la main (photo de gauche ci-dessous). L’artiste d’origine mexicaine installée à Indianapolis (Indiana) Jheny Bianney Nieto fabrique et vend dans sa boutique « La Tiendita » des peluches Frida Kahlo faites à la main disponibles en deux tailles, 25,5 et 39,5 cm (photo du centre ci-dessous). L’artiste australien Trevor Smith est connu pour ses grandes créations au crochet. Sa Frida Kahlo créée en 2017, en laine, ouate et polystyrène, mesure 55 cm et porte une longue robe bleue à motifs floraux (photo de droite ci-dessous).


                 © Etsy                            © Homespun : modern handmade                 © Galerie Michael Reid

L’artiste californienne de Copperopolis Jamie (atelier Farmette Sewn) produit des poupées OOAK sur commande en tissu faites à la main. Cette Frida Kahlo de 46 cm en soie, coton, feutre et laine bourrée d’un matériau hypoallergénique, aux cheveux noirs tressés garnis de roses, a les traits du visage brodés. Sa tenue se compose d’une chemise jaune vif et d’une jupe florale amovibles (photo de gauche ci-dessous). Fulana Beltrana Sicrana est la marque lancée en 2012 pour les poupées OOAK et les accessoires personnalisés conçus et réalisés à la main par Benedetta Maxia, artiste née à Pise et installée à Lisbonne depuis plus de dix ans. Chaque pièce est individuellement créée à partir d’une combinaison de matériaux et textiles anciens échantillonnés recyclés en éditions limitées. Sa Frida Kahlo de 40 cm en tissu bourré de fiberfill en polyester, aux traits du visage brodés à la main, porte une robe taillée dans une écharpe ancienne (photo du centre ci-dessous). Zia Joey, artiste canadienne originaire de Victoria (Colombie-Britannique), fabrique des poupées en tissu. Elle a créé une Frida Kahlo de 46 cm très colorée, en compagnie d’un de ses perroquets. La poupée porte de nombreux bijoux et fleurs, dont une paire de boucles d’oreilles en forme de mains offerte par Picasso. Sa tenue est faite de tissus traditionnels mexicains et péruviens (photo de droite ci-dessous).


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Norma Andreu (Cara Carmina) est une illustratrice, auteure et artiste en textiles mexicaine installée à Montréal depuis 2009. Elle produit des poupées en tissu sur lesquelles elle dessine les traits du visage avec du fil noir. Frida Kahlo est l’une de ses principales inspirations, elle a réalisé de nombreuses poupées stylisées à son effigie (photo de gauche ci-dessous). Smriti Lamech, auteure indienne originaire de Kodaikanal, et le groupe féminin d’initiative personnelle Prowess comprenant 16 couturières, ont lancé un ensemble de poupées représentant quatre icônes féminines : l’astronaute indienne Kalpana Chawla, la poétesse américaine Maya Angelou, l’éducatrice indienne Savitribai Phule et Frida Kahlo (photo du centre ci-dessous). Mireille Leteneur, artiste de Toulouse, propose dans sa boutique Tambourbattant un hochet pour bébé Frida Kahlo de 20 cm en coton bourré de polyester (photo de droite ci-dessous). Le dessin est imprimé sur du coton organique, les encres sont sans agents toxiques et adaptées à l’usage des bébés.


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Christine Alvarado (atelier Du Buh Du Designs) est une artiste américaine en poupées articulées originaire de Bend (Oregon). Dans le cadre du concours « Art Dolls Only », elle a réalisé une Frida Kahlo en argile polymère aux cheveux en viscose, portant une robe en toile doupion ivoire décorée de dentelle ancienne sous une jupe en soie bleu-nuit, et un collier de lapis-lazuli. La poupée tient une papaye dans sa main droite et un cœur dans sa main gauche (photo de gauche ci-dessous). L’artiste américaine originaire de Denver (Colorado) Nina Shope (atelier SnapdragonOriginals) conçoit et fabrique à la main des poupées en tissu. Elle est l’auteure d’une paire de Frida de 14,5 cm se tenant par la main, inspirée par la peinture « Les deux Frida » de 1939. Les deux poupées arborent un cœur apparent. L’une d’elles porte un corsage en dentelle à col haut et une jupe blanche cousue de fleurs rouges en paillettes, et tient dans sa main droite un clamp chirurgical fermant une veine dessinée sur la jupe. L’autre est vêtue d’un corsage Tehuana traditionnel bleu et or et d’une jupe plissée avec jupon en dentelle (photo du centre ci-dessous). Dans son atelier-boutique Nahualcalli situé à Netzahualcóyotl (Mexique), la créatrice Axel Palacios produit des objets d’art populaire, dont une mignonne petite poupée Frida Kahlo de 18 cm en pâte prérevêtue entièrement faite à la main, avec fleurs et feuilles dans les cheveux, accompagnée de son perroquet, d’un escargot et d’une grenouille (photo de droite ci-dessous).


 © Du Buh Du Designs                                    © Etsy                                                           © Etsy

Venue de Coruña (Espagne), une poupée Frida Kahlo en tissu articulée réalisée par Sonia (atelier Soninhatensoninho). Cousue et peinte à la main, elle se présente assise et porte une robe noire ornée de dentelle rouge (photo de gauche ci-dessous). Également venue d’Espagne (Séville), cette poupée Frida Kahlo de 34 cm au visage rond et serein créée par Désirée (atelier LoveArtDolls), en laine et coton, est entièrement faite et peinte à la main. Ses roses orange dans les cheveux sont assorties à son corsage (photo du centre ci-dessous). De l’artiste américaine Valarie Pacheco van Velzen, originaire de Kingman (Arizona), une poupée Frida Kahlo OOAK en technique mixte de 38 cm à la tenue chatoyante, dont la jupe est couverte de citations de Frida en anglais (photo de droite ci-dessous).


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Mariana Mayeb, créatrice de jouets dans la tradition de l’art populaire mexicain, est l’auteure d’une ravissante poupée Frida Kahlo de 40 cm en coton au visage peint à la main et aux immenses yeux en amande, articulée aux épaules, aux coudes, aux hanches et aux genoux. Vêtue d’une tenue traditionnelle tehuana brodée à la main, ses cheveux sont en laine mérinos (photo de gauche ci-dessous). De l’artiste américaine Regina (atelier thequeenswy2009) originaire d’Irvine (Californie), cette poupée Frida Kahlo de 30,5 cm en feutre faite à la main aux traits du visage brodés. Elle porte une jupe aux couleurs vives et un corsage vert (photo du centre ci-dessous). Barbara Maslowska (atelier BarbaraCharacters) est une artiste polonaise installée à Toronto (Canada). Elle a créé une belle poupée Frida Kahlo OOAK de 46 cm en papier mâché et paperclay sur armature métallique, articulée aux épaules et aux hanches. Peinte à la main et recouverte d’un vernis mat, ses cheveux sont en mohair tibétain. Elle porte une magnifique robe en soie bleue aux motifs floraux (photo de droite ci-dessous).


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La célèbre artiste américaine Kori Leppart (atelier Turtle Child Studio) est l’auteure d’une superbe poupée Frida Kahlo OOAK de 34,5 cm en porcelaine dotée de 18 points d’articulation. Elle porte un tatouage peint à la main inspiré de l’un de ses autoportraits. Sa perruque en mohair tibétain est ornée de neuf roses en papier. Elle est vêtue d’une robe de style mexicain traditionnel en calicot et dentelle ancienne (photo de gauche ci-dessous). L’artiste californienne Eileen Plichta (atelier Whimsybean), originaire de Pinole, produit des poupées en tissu faites à la main et inspirées de contes pour enfants. Sa petite poupée Frida Kahlo de 14 cm en coton imprimé bourré de polyfill peut servir de fermoir pour sac à main (photo de droite ci-dessous).


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Kewpie

La dessinatrice américaine Rose O’Neill publie en 1909 dans le « Ladies home journal » un dessin humoristique qui met en scène un bébé au sourire taquin et au regard de côté rieur appelé Kewpie. Ce personnage étonnamment moderne, à la touffe de cheveux blonds sur le sommet du crâne, au visage joufflu et au ventre rond, les doigts en étoile et nu comme un ver, est venu à l’idée de son auteure dans un rêve. Elle en parle comme « d’une sorte de petite fée ronde dont la seule idée est d’apprendre aux gens à être joyeux et gentils en même temps ». Kewpie vient de Cupid, le mot anglais pour Cupidon, le dieu romain du désir, de l’amour érotique, de l’attraction et de l’affection.
Le personnage devient populaire auprès des adultes et des enfants, et Rose O’Neill commence à en faire des poupées de papier, appelées « Kewpie Kutouts ». Elles est contactée en 1912 par la société  Geo. Borgfeldt & Co pour éditer une série de poupées et de figurines. Un brevet est délivré en novembre 1913 et c’est la firme de jouets allemande J.D. Kestner, située à Waltershausen, qui est chargée de la fabrication de poupées en biscuit. Les premiers exemplaires ne satisfont pas Rose O’Neill, qui se rend en Allemagne pour superviser une nouvelle conception débouchant sur une gamme de neuf tailles de poupées de 2,5 à 30 cm, dont certaines ont des bras articulés. Toutes portent des petites ailes bleues derrière la nuque, et un décalcomanie en forme de cœur sur la poitrine qui indique « Kewpie Germany » (photo), beaucoup d’entre elles sont signées à la main dans le dos ou sous les pieds.

Ces poupées rencontrent un succès international et se retrouvent dès 1914 dans des publicités et des produits dérivés : vaisselle, hochets, savons, moulins à poivre, livres de coloriage, papeterie,…Rose O’Neill utilise le personnage à des fins de promotion du mouvement pour le droit de vote des femmes.
Lorsque la guerre éclate, la production des Kewpie est déplacée en France et en Belgique. A partir de 1916, des poupées en composition sont fabriquées aux États-Unis, dont une version de 56 cm. Le décalcomanie indique cette fois « Kewpies, des. & copyright by Rose O’Neill. ». Au milieu des années 1920, des versions en celluloïd de petite taille font leur apparition sur le marché, essentiellement produites au Japon, hors licence et de moindre qualité, souvent données comme prix dans les fêtes foraines. À cette époque, des Kewpie sont vendus habillés.
L’usage de la photographie en publicité provoque une baisse de popularité des Kewpie. Malgré cela, des poupées sont toujours fabriquées jusqu’à aujourd’hui, incluant des versions en plastique dur (à partir de 1949 par Effanbee), en caoutchouc souple, vinyl et biscuit produites par Jesco et Cameo Co. des années 1960 aux années 1990. Ces copies ne portent pas de décalcomanie sur la poitrine.
Très recherchées par les collectionneurs, les Kewpie atteignent des sommes importantes : selon Dawn Herlocher, auteure de l’ouvrage « 200 years of dolls : identification and price guide », une poupée de 25 cm avec une tête en biscuit, un corps en composition et des yeux en verre est estimée à 6 500 $.
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Howdy Doody

« Quelle heure est-il ? » demande la marionnette aux enfants assis devant la scène. « L’heure de Howdy Doody », répondent-ils en chœur. Ainsi commence chaque spectacle de l’émission de télévision diffusée sur la chaîne américaine NBC  de décembre 1947 à septembre 1960. Créée par Frank Paris et animée par « Buffalo » Bob Smith, Howdy Doody a 48 taches de rousseur, une pour chaque État de l’Union, et porte une tenue de cowboy. Le nom de la marionnette vient de « howdy-doody / howdy-do », déformation  de « how do you do » courante dans l’Ouest des États-Unis. La marionnette rousse des débuts est manipulée par onze fils : deux pour la tête, bouche, yeux, deux pour les épaules, dos, deux pour les mains et les genoux. Par la suite sont ajoutés deux fils pour les coudes et un pour le nez.
Avec la popularité croissante du personnage de Howdy-Doody et de l’émission télévisée, la demande pour des produits dérivés se fait pressante : poupées, chopes, pots de confiture, jouets, montres, puzzles, porte-clés,…Bob Smith et d’autres marionnettistes du spectacle contribuent à commercialiser ces produits sous licence en faisant des apparitions sur les lieux de vente, attirant des foules immenses. Poupées et jouets Howdy Doody deviennent des articles de base des catalogues de la chaîne américaine de grands magasins Sears de 1951 à 1956.
Dès 1948, des fabricants de jouets et des grands magasins sont sollicités pour produire des poupées. Le grand magasin Macy’s contacte Frank Paris pour se renseigner sur les droits associés à une poupée Howdy Doody. Cependant, les droits sont en fait détenus par Bob Smith. Un désaccord s’ensuit entre les deux hommes, Paris soutenant avoir été escroqué. Lors d’une dispute, il emporte la marionnette et quitte en colère les studios de la NBC quatre heures avant la diffusion, privant l’émission en direct de sa vedette.
Les poupées à l’effigie de Howdy Doody sont produites entre autres par Danbury Mint, Madame Alexander, Knickerbocker et Ideal Toy.
La marionnette originale est conservée au Detroit Institute of Arts. Des répliques en ont été produites pour un usage en dehors des émissions : essais d’éclairages, expositions,… « Double Doody », la doublure de la marionnette originale, se trouve dans le département culture et arts du Smithsonian National Museum of American History.
Ci-dessous, deux exemples de poupées Howdy Doody produites par Ideal Toy. À gauche, poupée avec yeux dormeurs et mouvement de bouche commandé par une ficelle située derrière le cou, disponible en tailles 51 et 66 cm.  À droite, poupée à tête en plastique dur, cheveux roux moulés et corps en tissu de 53 cm, yeux dormeurs et mâchoire à charnières équipée du même mouvement.

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Nénette et Rintintin

 Nénette et Rintintin est un couple d’enfants crée en 1913 par Francisque Poulbot (1879-1946), célèbre dessinateur des « Poulbots », ces gamins des rues de Paris effrontés et gouailleurs. Il s’agit à l’époque d’exalter le patriotisme français, but que Francisque Poulbot poursuit pendant la grande guerre en signant des affiches et des cartes postales patriotiques, puis à la fin de la guerre en concevant le couple de poupées porte-bonheurs Nénette (lui) et Rintintin (elle), suite à une demande de la SFBJ, décidée à redonner une image plus patriotique à ses poupées. Francisque Poulbot est d’autant plus motivé par ce projet qu’il est révolté par la suprématie allemande dans le secteur du jouet en France, dont les journaux français moquent la quantité excessive et la mauvaise qualité.
Sorties tout d’abord sous forme de poupées à tête de porcelaine (photo), elles deviennent deux petits mannequins en fils de laine reliés par un fil. Ils sont très populaires en 1918, et on les offre à l’être aimé parti sur le front ou resté à l’arrière, parfois accompagnés de leur enfant Radadou. Le couple restera populaire après guerre.
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Raggedy Ann

Elle n’est pas très connue de ce côté-ci de l’Atlantique, mais fait un tabac aux États-Unis depuis plus d’un siècle auprès des enfants.
Raggedy Ann (littéralement « Anne de chiffon ») est un personnage créé par l’auteur américain Johnny Gruelle (1880–1938) dans une série d’ouvrages qu’il a écrits et illustrés à l’intention des jeunes enfants : c’est une poupée de chiffon représentant une petite fille aux cheveux faits de brins de laine rouge, avec un petit nez triangulaire, souvent vêtue d’une robe bleue et d’un tablier (photo).

C’est d’abord un personnage de poupée créé en 1915, introduit au public dans le livre Raggedy Ann stories publié en 1918, et vendu avec un grand succès accompagné d’une vraie poupée de chiffon fabriquée en 75 000 exemplaires entre 1918 et 1926 par la firme Non-Breakable Toy pour le compte des éditions Volland.
La légende veut que ce soit Marcella, la propre fille de Gruelle, qui ait trouvé une poupée de chiffon sans visage dans le grenier de sa grand-mère, et que l’écrivain suggère que la grand-mère couse un bouton de chaussure à la place d’un œil manquant de la poupée. L’écrivain a ensuite combiné les titres de deux célèbres poèmes de James Whitcomb Riley, The raggedy man (l’homme en guenilles) et Little orphant Annie (Annie la petite orpheline) et suggéré que la poupée s’appelle Raggedy Ann. Patricia Hall, la biographe de Gruelle, note que la date de cette supposée découverte varie entre 1900 et 1914, et que son lieu est situé comme étant la banlieue d’Indianapolis (Indiana), le centre ville de Cleveland (Ohio), ou encore la campagne du Connecticut. En réalité, comme l’a rapporté la femme de Gruelle à Patricia Hall, c’est l’écrivain lui-même qui a récupéré une vielle poupée dans le grenier de ses parents à Indianapolis au début du XXe siècle, et déclaré qu’elle ferait une bonne histoire. Et en effet, c’est en observant plus tard sa fille jouer avec des poupées que Gruelle se mit à écrire les premières histoires de Raggedy Ann.
La légende veut aussi que Ruelle ait créé Raggedy Ann en hommage à sa fille décédée à l’âge de 13 ans des suites d’une vaccination infectée, alors qu’il reçut le brevet de sa poupée (photo) en septembre 1915, le mois du décès de Marcella. Le fait que ce décès soit dû non pas à un effet secondaire de la vaccination mais à une infection n’a pas empêché le mouvement anti-vaccination de prendre Raggedy Ann pour emblème. L’un des exemplaires de Raggedy Ann, baptisé Annabelle, serait possédée par un esprit et aurait fait l’objet d’un exorcisme en 1970 ; la poupée de chiffon incriminée est conservée dans la demeure des époux Warren, célèbre couple de démonologues et médiums américains. Elle est le sujet d’un film d’horreur sorti en 2014.

Jusqu’en 1928, c’est une vingtaine d’ouvrages des histoires de Raggedy Ann qui verront le jour, ainsi qu’un frère apparu en 1920, Raggedy Andy. Quatre sociétés se sont relayées jusqu’à aujourd’hui pour fabriquer la poupée, la dernière en date étant Aurora World.
Raggedy Ann reçut la consécration en 1997 sous la forme d’un timbre postal à son effigie, et en 2002 en entrant dans le panthéon national des jouets.
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Les quintuplées Dionne

Le 28 mai 1934 naissaient, dans une famille canadienne francophone de paysans pauvres des environs du village de Corbeil près de Callander (Ontario), des quintuplées (photo ci-dessous) qui allaient survivre jusqu’à l’âge adulte : Yvonne, Annette, Cecile, Emilie et Marie Dionne, prématurées de deux mois, pesaient à elles cinq moins de 6,1 kg ! la naissance hypothétique de quintuplés identiques (issus d’une même cellule embryonnaire), avec une chance sur 57 millions, et leur survie miraculeuse, sont interprétées dans une Amérique du Nord en pleine dépression comme un immense signe d’espoir.

Après quatre mois passés dans leur famille, la garde des quintuplées est confiée à la Croix Rouge qui pourvoit à leur éducation et supervise la construction d’un hôpital qui leur est dédié. Moins d’un an plus tard, le gouvernement de l’Ontario adopte le « Dionne Quintuplets’ Guardianship Act », qui donne aux quintuplées le statut de pupille de la Couronne jusqu’à leur majorité à l’âge de 18 ans, officiellement pour garantir leur survie et les mettre à l’abri de toute exploitation commerciale. Dans le même temps, ce gouvernement tire profit de la situation en faisant des quintuplées une attraction touristique : sous la surveillance de leur médecin accoucheur Allan Roy Dafoe, les bébés déménagent de leur maison familiale vers une pouponnière de Quintland, centre d’attraction où plus de trois millions de personnes ont pu les regarder jouer derrière des vitres entre 1936 et 1943.
Elles deviennent les enfants les plus photographiés au Monde et sont même les vedettes de films hollywoodiens. Elles font la couverture des magazines et les produits dérivés abondent : photos encadrées, cuillères, tasses, bols, assiettes, plaques, bijoux, friandises, livres, cartes postales et calendriers, dont certains illustrés par le célèbre artiste Gil Elvgren,… et poupées, qui se vendront plus que les Shirley Temple. L’entreprise Madame Alexander produit en exclusivité de nombreux ensembles de poupées représentant les quintuplées (photos ci-dessous).

La photo de gauche représente un ensemble de poupées en composition de 28 cm datant du début des années 1930, possédant des yeux dormeurs, des bouches fermées, des joues roses et des perruques brunes en cheveux naturels. Les robes pimpantes en organdi portent encore l’étiquette « Madame Alexander » et les sous-vêtements, chaussettes et chaussures sont d’origine. Présentant de légères craquelures courantes sur les poupées en composition de cette époque, l’ensemble, en très bon état, s’est vendu 2 400 $ aux enchères chez Morphy en 2013. Par contraste, l’ensemble ci-dessous a beaucoup moins de valeur.

Pourtant, à première vue, cela ne paraît pas être le cas : chaque poupée est marquée au dos, a son nom épinglé sur un vêtement et porte une tenue originale constituée d’une barboteuse, d’un manteau, d’un chapeau, de chaussettes en rayonne et de chaussures à boucles décoratives. De plus, l’ensemble est accompagné d’un petit livre rare intitulé « Dionne Dollar Dresses », imprimé pour la chaîne de magasins F.W. Woolworth’s vers 1938. Mais un examen plus attentif permet de constater l’état général dégradé de l’ensemble, qui influe directement sur le prix : usure des vêtements, petites fêlures et ternissement au niveau des yeux, craquelures dans la composition. Il s’est vendu à seulement 90 $ aux enchères chez Morphy en 2016.
D’autres poupées des quintuplées Dionne ont été produites, notamment par Effanbee (photo de gauche ci-dessous) et par des sociétés japonaises (photo de droite ci-dessous).

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Le golliwog

Caricature raciste ou jouet inoffensif ? représenté sous la forme d’une poupée de chiffon, le golliwog, ce personnage de fiction imaginé par Florence Kate Upton dans ses livres pour enfants écrits à la fin du XIXe siècle, caractérisé par sa peau noire, ses yeux ronds et blancs, ses lèvres rouges et ses cheveux crépus, fait polémique (photo ci-dessous). Généralement masculin, il porte une veste, un pantalon, un nœud papillon et une chemise à col montant, dans un assemblage de couleurs rouge, blanche, bleue et plus rarement jaune.
Pour certains, c’est juste un des symboles de l’enfance. Pour d’autres, il s’inscrit dans la longue lignée des représentations racistes illustrée par les pickaninnies, les minstrels et autres mammies. Le musée du racisme Jim Crow Museum of Racist Memorabilia décrit le golliwog comme étant « la moins connue des caricatures anti-noires aux États-Unis ». En revanche, un sondage mené auprès de la population britannique en 2017 révèle que 63 % des personnes interrogées ne considèrent pas les golliwogs comme des représentations racistes.

Le personnage du golliwog de Florence Kate Upton est aventurier et parfois stupide, généralement courageux et aimable bien que disgracieux. Par la suite, il devient souvent méchant, mesquin, et de plus en plus hideux.
Très populaire au Royaume-Uni et en Australie dans les années 1970, le golliwog se retrouve décliné en une grande variété d’objets : cartes postales ou de vœux, pots de confiture, presse-papiers, broches, portefeuilles, flacons de parfum, puzzles en bois, papier à musique,poteries, bijoux, horloges, poupées,… Il a vu ses ventes décroître ces dernières  décennies avec le changement d’attitude de la société face à la problématique du racisme. Les entreprises qui l’utilisaient comme mascotte l’ont soit retiré de leur communication, tel le fabricant de confitures anglais James Robertson & sons, soit débaptisé, telle la marque de biscuits Arnott’s qui l’a renommé « scallywag ».
Les premiers golliwogs sont des poupées de chiffon confectionnées par les parents pour leurs enfants. À partir du début du XXe siècle, de nombreux fabricants de poupées de premier plan commencent à produire des golliwogs : les allemands Steiff (photo de gauche ci-dessous), Schuco, Levin et les britanniques Merrythought et Deans. En 1908, Steiff devient la première entreprise à produire en grande série et à distribuer des poupées golliwog. Certaines sont particulièrement choquantes, ressemblant par exemple à un gorille. Pour le 100e anniversaire de la création des golliwogs, en 1995, Steiff sort le premier modèle féminin (photo de droite ci-dessous). Les premiers golliwogs de Steiff, les plus chers, se vendent aujourd’hui entre 10 000 et 15 000 $.

Durant la première moitié du XXe siècle, la poupée golliwog est la seconde peluche préférée des enfants derrière l’ourson. Certains européens en parlent encore avec nostalgie. Sir Kenneth Clark, le célèbre historien d’art, déclare que les golliwogs de son enfance étaient « des exemples de chevalerie, bien plus convaincants que les compagnons du roi Arthur ». Le compositeur Claude Debussy, séduit par les personnages des livres de sa fille, intitule « Golliwog’s cake-walk » un mouvement de sa suite pour piano « Children’s corner ». En 1934, le pouvoir nazi interdit les golliwogs, les déclarant impropres au jeu pour les enfants allemands.
Dans le climat de tension raciale des années 1960 en Angleterre et aux États-Unis, le golliwog est perçu comme un symbole raciste, et une campagne se développe pour son interdiction dans l’espace public, à l’instar de la campagne contre le personnage du petit indien « Little Black Sambo » créé par Helen Bannerman. La réputation du golliwog est mise à mal par l’emploi dans les pays anglo-saxons de l’insulte « wog » à l’intention des personnes à peau sombre. À partir des années 1980, ce mot a tendance à être remplacé par les termes « golly » ou « golly doll ».
Plusieurs affaires émaillent la période récente au Royaume-Uni. En mars 2007, la police du comté du grand Manchester saisit deux golliwogs dans une boutique suite à une plainte. Dans le même comté, en septembre 2008 à Stockport, une femme déclare avoir été arrêtée pour exposition d’une golly doll à  sa fenêtre ; la police rectifie cette information en précisant qu’elle est accusée de comportements racistes aggravés. En février 2009, la journaliste Carol Thatcher, fille de l’ancien premier ministre britannique, compare dans une conversation hors antenne à la BBC le tennisman français Jo-Wilfried Tsonga à un golliwog ; la BBC juge ce commentaire « totalement inacceptable » et exige des excuses publiques de la journaliste, sous peine de mettre fin à son contrat avec la chaîne, excuses qu’elle refuse de faire tout en avouant une « plaisanterie stupide ». Deux futurs conseillers locaux démissionnent du parti conservateur en mars 2011, suite à la suspension de leur adhésion à cause de la plainte de membres du même parti concernant leur utilisation d’images de golliwogs dans une protestation contre le politiquement correct. En décembre 2013, un conseiller de Brighton est contraint de s’excuser pour avoir déclaré à un journal que les golliwogs n’étaient pas racistes. En avril 2018, un homme reçoit une amende de 250 £ pour avoir exposé un golliwog devant deux restaurants indiens ; il plaide coupable « d’une intention de harcèlement avec racisme caractérisé ».
En Australie, deux affaires en particulier défrayent la chronique. En décembre 2016, l’activiste auteur et réalisateur aborigène Dr Stephen Hagan provoque une polémique nationale lorsqu’il déclare Toowoomba « la ville la plus raciste d’Australie » suite à l’exposition par la franchise pharmaceutique Terry White Chemmart de neuf poupées golliwog sous une enseigne invitant les clients à « expérimenter un Noël blanc ».  Le Royal Adelaide Show est un salon agricole annuel organisé par la société royale d’agriculture et d’horticulture de l’Australie du Sud ; son édition de 2018 a été contrainte de retirer trois poupées golliwogs récompensées par un prix d’artisanat suite à un tollé sur les réseaux sociaux.
De nombreux collectionneurs accusent le mouvement anti-golliwog d’exprimer le pire du politiquement correct : ce ne sont que des poupées, affirment-ils, et la création originale de Florence Kate Upton n’était ni intentionnellement ni involontairement raciste. En Australie, le fabricant Elka vend chaque année des centaines de milliers de poupées de chiffon golliwog. Leurs adversaires contre-attaquent en demandant le retrait des golliwogs de toutes les nouvelles publications pour enfants et de toutes les images associées à des marques commerciales. Pour Luke Pearson, fondateur de IndigenousX, société de médias aborigène,  la connotation raciste des golliwogs est évidente dès leur création.

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Petit Colin

Petit Colin est le plus célèbre des  baigneurs et le plus ancien poupon industriel de marque française. Produit à partir de 1927 par l’entreprise Petitcollin, fondée en 1896 et fabriquant à l’origine des articles de coiffure en corne puis en celluloïd, il fait partie de la série des grands modèles de baigneurs en celluloïd (jusqu’à 60 cm) produits par la marque entre 1924 et 1938.
Son histoire est jalonnée de changements : de 1927 à 1930, il a des jambes torses ou des jambes raides de nourrisson (les pieds remontant vers le haut) ; en 1929, les yeux, auparavant en verre, sont aussi en celluloïd ; en 1930, il a également des jambes raides simples ; en 1931, apparition des yeux dormeurs, riboulants en 1932 et rivés en 1935 ; en 1933, il est doté d’un mécanisme parleur ; en 1945, arrêt de la fabrication des jambes raides de nourrisson et apparition des yeux en polystyrène ; en 1950, il est bébé marcheur ; en 1951, il reçoit une boîte à musique ; en 1954, il est produit en polystyrène feuillé (styrolin) ; en 1956, début de l’emploi du polyéthylène soufflé ; en 1960, abandon du celluloïd, interdit à la commercialisation en raison de son caractère inflammable ; en 1961, fabrication de têtes et membres en vinyle et apparition du bébé buveur.
Aujourd’hui, il est  proposé en versions blanc, noir ou métis, nu (photo) ou habillé, de taille 6 à 60 cm, en polyéthylène finition satinée, avec yeux et cheveux peints.
Petitcollin est la plus ancienne et la dernière fabrique française de poupées encore en activité en France.
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Marinette

La poupée Marinette, c’est la rencontre de Beatrice Mallet, une illustratrice talentueuse originaire d’Angleterre, de Benjamin, un journal pour les enfants créé par Jean Nohain, notre Jaboune national « bien de chez nous », célèbre animateur de radio et de télé (reine d’un jour, 36 chandelles) et des culottes Petit Bateau, qui sont comme chacun sait de rigueur pour bien habiller les enfants.
Beatrice Mallet (1896-1951), née Fox à Long Eaton près de Nottingham (Derbyshire), Angleterre, suit des cours de dessin dès l’âge de dix ans et choisit la Joconde pour sa première caricature. Elle épouse en 1919 le dessinateur et peintre français Hervé Mallet. Le couple s’installe en France, où elle commence une carrière de dessinatrice-affichiste ayant pour sujets les enfants, qu’elle dessine espiègles et joufflus, avec des pommettes rouges et des yeux rieurs. Ses premières parutions connues sont la couverture des catalogues de jouets des grands magasins « Les Galeries Lafayette » et « Aux trois quartiers » à Paris, où apparaissent déjà en décembre 1922 « Bob et Clarys, poupée de Béatrice Mallet en tissu bourré, tête artistique incassable, habillage drap, se déshabillant, fille ou garçon, hauteur 0m35 ».
Le couple Mallet expose au salon des humoristes, auquel participe aussi Germaine Bouret, célèbre illustratrice ayant comme Beatrice une prédilection pour le thème des enfants. En 1924, Beatrice Mallet fait évoluer le logo de Petit Bateau, marque de culottes pour enfants créée en 1920 par le bonnetier Pierre Valton, qui inventa la culotte en coupant les jambes d’un caleçon long, et conçoit à cette fin le personnage de Marinette (photo), petite fille potelée et rieuse qui illustre les réclames pour Petit Bateau dans la presse de l’époque : le Petit écho de la mode, le Pélerin, Fémina, les Annales, l’Illustration, le Jardin des modes.

En 1925, elle dessine des papiers peints, l’année suivante des cartes postales pour les éditeurs Raphaël Tuck & sons, Delrieu et Troisses, et commence en 1930 des séries d’affiches publicitaires pour de grandes marques.
Le périodique de presse enfantine Benjamin, dont Beatrice Mallet sera la principale dessinatrice, est créé en 1929 pour proposer aux enfants un journal vivant, instructif, proche de l’actualité, tout en leur apportant des distractions. Il s’adresse aussi bien aux garçons qu’aux filles. En décembre 1931, Tante Sophie annonce la nouvelle, Benjamin nous présente Marinette, la poupée des benjamines :

« …Benjamin vient de créer une poupée nouvelle, une poupée spéciale pour vous, une poupée que seules les benjamines possèderont : Marinette. Permettez-moi de vous présenter tout de suite cette nouvelle venue… Vous connaissez déjà toutes et tous les traits de Marinette, la sympathique héroïne des culottes Petit Bateau. Eh bien, la « poupée Marinette », ce sera Marinette elle-même… en chair et en os – ou plutôt en cheveux et en bois… Marinette est ravissante…Elle mesure 35cm de haut (c’est à dire que c’est déjà une assez grande fille) ; sa tête est incassable, ce qui sera précieux pour celles d’entre vous qui ont des petits frères ; elle a de beaux cheveux blonds, des yeux dormeurs à cils et un petit air bien original ; elle est entièrement articulée… Et elle vous sera livrée avec des bas et des souliers et, bien entendu, avec une amusante petite culotte « Petit Bateau » à sa taille… …Cette Marinette que vous aurez toutes et que toutes vous aimerez, nous allons l’habiller ensemble… Marinette sera à la fois un joujou et comme un petit mannequin. Elle vous amusera et vous servira. Marinette est bien dans la ligne que s’est tracée Benjamin : vous distraire utilement et intelligemment. »

Fabriquée par la SFBJ, Marinette est une poupée entièrement articulée au corps en composition, membres en bois et tête incassable en carton moulé et peint, existant en modèles laqué brillant et mat. Elle a les yeux bruns, dormeurs, en amande et tournés sur le côté, et la bouche entrouverte. À l’origine, elle portait une perruque coiffée avec la raie au milieu et deux petites couettes (photo).

Comme les autres périodiques de l’époque proposant des poupées (la semaine de Suzette, Modes & Travaux), le but avoué de ces dernières est de préparer de façon ludique les fillettes à leur futur « métier de mère ». Marinette possède un trousseau, soit confectionné à la maison, soit en prêt-à-porter, mais il s’agit des mêmes vêtements.
En novembre 1934 est créé un supplément illustré au journal, Benjamine, « la petite sœur » de Benjamin, essentiellement dédié aux jeunes filles. Outre Benjamin, Beatrice Mallet dessine dans des revues comme « Jean-Pierre », « les enfants de France supplément du Figaro » et « la Mode nationale : les Enfants, les Patrons favoris ». En 1936, elle commence à collaborer avec son mari à l’illustration de livres tels que Hubert du bois, Zoo city, Mother goose, la sœur de Gribouille, les Mamichou et le voyage de Gulliver.
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François et Jacky

Les deux vedettes de la SNF (Société Nobel Française, créée en 1927, anciennement SIC -Société Industrielle de Celluloïd- en ce qui concerne la fabrication de jouets et poupées) sont nés respectivement en 1931 et 1935. Ce sont de très beaux baigneurs d’excellente qualité, étudiés avec soin et qui connaissent rapidement un très grand succès, à l’instar des autres modèles de la marque :  Dominique fille et garçon, Claudine et Claudinet, Monique, Josette, Calino, Pat et Martine, Dany, ainsi que d’autres modèles qui ne portaient pas de prénom.
François, bébé de quelques mois sage et souriant (photo), existe en de nombreuses dimensions et a les jambes courbes ou raides, la tête mobile à partir de 25 cm, les yeux peints, fixes, dormeurs et/ou riboulants, et les cheveux moulés et peints. Il est monté sur élastique et/ou ressort, et sera  fabriqué au cours de son existence, qui se terminera en 1963,  en celluloïd (translucide ou opaque), sicoïd, novoïd puis polyéthylène.

Contrairement à François, Jacky est un bébé qui ne sourit pas. Le regard triste et rêveur, il a les jambes semi-ployées  et les bras pliés de façon à ce que, mis sur le ventre, il donne l’impression de marcher à quatre pattes (photo). Fabriqué en tailles variées de 7 à 60 cm, il a la tête mobile et les yeux fixes à partir de 25 cm, peints, fixes, dormeurs et/ou riboulants à partir de 35 cm, ainsi que des cheveux moulés et peints. Il existe un modèle rare à jambes raides avec articulations sur rotules. Monté sur élastique, il est réalisé en celluloïd mat, sicoïd, novoïd puis polyéthylène jusqu’en 1963, date de la fermeture de la fabrique de poupées.

François et Jacky existent en version peinte en noir, et Jacky en modèle « africain ». Ils sont proposés nus ou habillés. On en trouve actuellement des modèles  en tenue d’époque d’une taille d’environ 45 cm entre 80 et 130 €, ce prix raisonnable s’expliquant par leur relative abondance sur le marché et par la fragilité du celluloïd, qui devient friable avec le temps.
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Shirley Temple

Franchissons l’Atlantique pour aller à la rencontre de ce qui est un des plus grands phénomènes de l’histoire de la poupée, plus de six millions d’exemplaires vendus en six ans pour un montant jamais atteint par une autre poupée.
Shirley Temple est une jeune actrice américaine, star mondiale dès l’âge de six ans, qui commence à tourner des courts-métrages à 3 ans, en 1931. La société  Ideal toy and novelty achète en exclusivité les droits dérivés de l’image de Shirley et livre les premières poupées pour Noël 1934 : tête en composition à base de pâte à bois, yeux en verre dormeurs ou riboulants, bouche ouverte sur six dents et une langue, les fameuses fossettes de l’actrice et des perruques en mohair blond avec de grosses anglaises ; elles sont fabriquées jusqu’en 1939, en douze tailles de 23 à 69 cm (photo).
Les habits estampillés Temple sont très cotés, surtout les tenues que l’actrice porte dans les films.
Fin 1935, Ideal sort des poupons « Shirley Temple babies » en six tailles de 36 à 68,5 cm : tête et membres en composition, corps en tissu bourré avec une voix cousue dans la poitrine, cheveux modelés ou recouverts d’une perruque en mohair bouclée.
La poupée Shirley est beaucoup copiée, aux États-Unis comme au Canada, au Japon, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France.
En 1957, Ideal reprend la production des Shirley, cette fois-ci en vinyl. Des poupées en vinyl, plastique et porcelaine sont fabriquées de 1958 à nos jours, moins jolies que celles des années 1930.
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Toni

Produite entre 1949 et 1953 par la société américaine Ideal Toy Company et conçue par le célèbre sculpteur Bernard Lipfert, la poupée Toni est l’une des plus populaires de sa génération. Toute en plastique dur robuste et dotée d’une perruque collée en nylon, elle est disponible en tailles comprises entre 35,5 et 61 cm, et propose de nombreuses couleurs de cheveux, du blond platine au noir en passant par le roux (photos ci-dessous). Ces cheveux peuvent être lavés, peignés et permanentés, la poupée étant par ailleurs un support publicitaire du produit pour permanente à domicile de marque Toni.
La tête de la poupée est montée sur une rotule lui permettant de prendre toutes les postures possibles. Elle possède des yeux dormeurs, le plus souvent bleus, mais ils peuvent être bruns ou verts, avec les cils supérieurs naturels et les cils inférieurs peints, et une petite bouche fermée couleur bouton de rose.
Toni est pourvue d’une garde-robe importante, employant souvent le coton poli ou façonné, et garnie de croquets ou de rubans brodés. Les robes de fête ou de mariée sont faites de taffetas. La poupée porte toujours une combinaison, une petite culotte, des chaussettes et des chaussures. Les premières poupées Toni ont des chaussures en toile cirée à fermoir central, les suivantes sont en vinyl moulé. Toni dispose de nombreuses toilettes, parmi lesquelles une tenue de Noël avec corset tontissé rouge, robe et écharpe couleur or brillant.
Des publicités de 1949 mettent en avant la possibilité de coiffer les poupées Toni : « c’est amusant de shampouiner et de friser les cheveux en nylon magique de la poupée Toni ».
Il faut prêter attention au marquage, car il existe dans le commerce des copies d’étiquettes de poignet.
En 2005, Robert Tonner, sous la marque Effanbee que la Tonner Doll Company a rachetée, réintroduit un modèle de Toni en plastique dur de taille 35 cm, utilisant le même moule de visage que l’originale.

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Nano et Nani

Nano est le fleuron des Établissements G. Convert, à l’origine entreprise de vente d’articles de bimbeloterie fondée en 1830, qui construit une usine de celluloïd en 1904, un site de soufflage de poupées et de jouets en 1911, puis développe la fabrication de poupées en celluloïd à partir des années 1930, et introduit sur le marché en 1951 les premières résines polyester réalisées en France.
Nano, créé en 1936, est un bébé joufflu et potelé, au regard profond, arborant un petit sourire au coin de ses lèvres charnues (photo), disponible en jambes courbes ou droites, nu ou habillé. Avant d’arriver au visage définitif, le sculpteur Mesniankine s’y reprend à de nombreuses reprises. C’est un bébé en celluloïd avec des cheveux bruns moulés peints et bouclés, des yeux bruns en verre et le teint mat. Son alter ego Nani a les cheveux blonds, les yeux bleus et un teint rosé. Ils ont la particularité d’avoir souvent des articulations aux poignets, en plus de la tête et des membres mobiles. Produits dans des tailles de 25 à 70 cm (avec voix à partir de 35 cm), ils ont les yeux fixes, riboulants et dormeurs (mécanisme développé par Convert)   ou simplement dormeurs. Ils sont fabriqués d’abord en celluloïd, puis aussi en Naxoïd, avant d’être les premiers baigneurs en polyéthylène (Naltène) en 1954. À partir de 1961, Convert fabrique des modèles en plastique, puis arrête définitivement la production en 1983.
Nano a  pour titres de gloire d’avoir été sculpté en immense baigneur de quatre mètres de haut, pour l’exposition « La ville et l’enfant » au centre Pompidou en 1977, et d’être tellement célèbre que son nom désigne aujourd’hui toutes les poupées fabriquées par les Établissements Convert.
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Josette et Françoise

La poupée Josette est une production de la SNF (Société Nobel Française), dont le nom est lié à la fabrication des poupées en celluloïd et à celle de la dynamite : en effet, le celluloïd est une matière artificielle ayant pour base la nitrocellulose (fibre généralement issue du coton et modifiée par un traitement aux acides), qui peut aussi intervenir dans la fabrication de la dynamite, d’où une histoire conjointe des sociétés de fabrication de celluloïd et de dynamite, dont la SNF, créée en 1929 de la fusion de la Société Industrielle des Matières Plastiques (S.I.M.P.) et de la Société Générale pour la Fabrication de la Dynamite, apparaît comme l’une des principales représentantes.
La petite Josette est donc une charmante fillette aux cheveux moulés coupés courts avec une raie sur le côté gauche, existant en huit tailles variables de 12 cm (photo) à 47 cm, articulée aux épaules, aux hanches, et au cou pour les plus grandes, qui sont pieds nus, tandis que les plus petites portent des chaussettes blanches peintes et des chaussures moulées marron ou noir peintes.

Comme les autres modèles de la SNF fabriqués à la fin des années 1930, Josette n’a pas été produite en celluloïd, mais en Sicoïd ; à partir de 1950, elle sera produite en Novoïd. Elle existe en trois versions : brillante ou mate avec les yeux peints, mate et yeux fixes imitant les yeux naturels avec cils.
Josette va connaître une nouvelle vie sous le nom de Françoise : de fait, elle est choisie en mars 1951 par le magazine féminin Modes & Travaux (fondé en novembre 1919 par Edouard Boucherit, 4e titre de la presse féminine en 2015 selon l’OJD, avec une diffusion payée par numéro de 387 088 exemplaires) pour être la poupée que les petites filles pourront habiller grâce aux explications du journal, qui a créé à leur intention une page (devenue double depuis) de conseils et de patrons appelée « le journal des petites filles de Modes & Travaux ». Voici comment Françoise est annoncée :
« Nous vous présentons Françoise, que vos parents seront heureux de vous offrir pour vos Pâques si, comme nous n’en doutons pas, vous avez été sages et avez bien travaillé en classe durant ce deuxième trimestre. Françoise est une ravissante poupée en celluloïd  avec de jolis yeux en porcelaine ombrés de cils naturels, spécialement conçue pour être habillée facilement ». En réalité, la majorité de ces poupées est en Novoïd mat ou brillant et leurs yeux ne sont pas en porcelaine mais en acétate de cellulose et surtout en polystyrène, en plus d’un modèle ordinaire avec les yeux peints. La garde-robe de cette poupée de 39 cm est variée, facile à confectionner et suit la mode de l’époque ; le journal propose également des vêtements tout faits ainsi que des accessoires tels que sacs à main, chaussures, chaussettes,…
Poupée vedette dans les années 1950, elle disparaît en 1960, en raison de l’épuisement des stocks, de la défectuosité probable du moule et de la lassitude des enfants et des parents qui la trouvent démodée. Elle est remplacée par Marie-Françoise, une poupée plus moderne au visage éveillé, au corps élancé et portant une perruque.
Cependant, en 1998, à la demande des anciennes propriétaires nostalgiques de Françoise et face au succès non démenti des poupées de Modes & Travaux, la société Petitcollin (fondée en 1860 par  Nicolas Petitcollin, qui commence à fabriquer des poupées en 1912 et lance le fameux baigneur Petit Colin en 1924) réédite les premières poupées de Modes & Travaux, dont : une édition limitée de Françoise de fin 1998 à 2000, avec une tête (fragile) en résine de polyuréthane, le corps en polyéthylène et les yeux dits « cristal » fixes ; une édition numérotée de Françoise à partir de l’automne 2000, avec un nouveau moule, une tête en PVC durci et des yeux fixes ou peints, le  visage étant un peu différent et légèrement plus grand (photo). La production de Françoise durera jusqu’en 2011.
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Michel

Michel est le petit frère de Françoise (voir ci-dessus). Comme elle, il est fabriqué par la SNF et proposé par le magazine féminin Modes & Travaux pour offrir aux petites filles de ses lectrices des poupées et bébés servant de base à la confection d’une garde-robe à la mode de l’époque. En août 1954, la poupée Françoise annonce dans le journal la naissance de Michel en ces termes : « Je t’annonce une bonne nouvelle. Je vais avoir un petit frère le mois prochain. » En septembre de la même année, un faire-part annonce dans le journal : « Françoise de Modes & Travaux a la joie de vous annoncer la naissance de son petit frère Michel ».
C’est un baigneur en celluloïd (produit plus tard en novoïd) de 40 cm qui figure un bébé de quelques mois, au visage joufflu souriant et au front haut, avec une chevelure moulée frisée blonde ou châtain et une mèche bouclée sur le devant. Il a des yeux dormeurs en polystyrène avec cils, bleus ou marrons, une petite bouche rose entrouverte, les bras et les jambes courbés (photo).

Ce premier modèle sera produit jusqu’en janvier 1963. En septembre 1961 débute la production simultanée d’un Michel en polyéthylène avec quelques modifications suite à la refonte des moules. Le tronc est identique, la tête est un surmoulage du modèle en novoïd, ce qui lui donne un visage légèrement différent de l’original. Il a un regard également différent, dû à l’indépendance de ses yeux à fuseaux très en amande (photo).

Ce modèle sera aussi produit jusqu’en janvier 1963, date de l’incendie de l’entrepôt de Chauffry (Seine-et-Marne), qui entraînera la fermeture de l’usine, le licenciement de 130 ouvriers et le rachat par Petitcollin du département jouets de la SNF.
Michel réapparaît dans Modes & Travaux en octobre 1964, annoncé comme suit : « Et voici la surprise de l’année, un bébé Michel au corps identique, mais au visage modernisé et adouci par de courts cheveux blonds. Ceux-ci, en Clorène de Rhovyl, sont implantés et lavables, comme ceux de sa sœur (Marie-Françoise) ». Le visage est très différent des modèles de la SNF : la tête est en PVC, il a un petit nez retroussé, un sourire plus large et plus coquin, et à partir de 1965 les cheveux pourront être bruns, moins raides et plus longs (photo).

 Malgré de nombreuses péripéties de la marque Petitcollin (crise de 1970, reprise des activités par la société de services Jamarex en 1972, rachat par Vilac en 1995), la production des Michel est maintenue de 1964 à 2013. A partir de 1996, l’exclusivité des poupées de Modes & Travaux est levée, et on peut les trouver dans des boutiques spécialisées.
Comme pour Françoise, Petitcollin réédite le modèle Michel de la SNF, à partir de surmoulages d’exemplaires en polyéthylène produits entre 1961 et 1963, sous le nom de « Michel original », en 1999 ; produit tout d’abord de 1999 à 2000 en édition limitée avec une tête en résine de polyuréthane et des yeux « cristal » fixes, il sera ensuite fabriqué en édition numérotée en deux modèles : tête en polychlorure de vinyle durci mat ou brillant, yeux en « cristal » fixes ; dans tous les cas, le corps est le même.
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Betty Boop

Boop-Oop-a-Doop, c’est moi Betty Boop ! La plus glamour et sexy des personnages féminins de dessins animés et de BD naît en 1931, dans une série américaine créée par les Fleischer Studios aux États-Unis, où elle est la première héroïne de dessin animé. Représentée sous les traits d’une petite femme brune aguicheuse et sensuelle, elle a pour modèle la chanteuse Helen Kane.
Dès 1934, on la trouve sous forme de produits dérivés les plus variés : manteaux, tasses, cartes, montres, savons, jouets, bonbons, mouchoirs ou encore…poupées !
La première est une poupée de caractère articulée en pâte de bois, sortie en 1932 par la société Cameo Doll. Bien plus tard, Mattel fabrique une gamme de Betty Boop en vinyle à l’attention des collectionneurs, toutes vêtues de robes moulantes, avec des boas en plume et des accessoires scintillants (photo). On trouve aussi dans les boutiques pour collectionneurs des poupées à corps mou (comme les modèles « vacillant » ou « hochant la tête »), des figurines habillées en résine ou céramique, des poupées grinçantes en vinyle ou des Betty musicales en porcelaine.
La société Precious Kids sort une gamme de poupées en vinyle de 30,5 cm qui porte des tenues variées : GI, infirmière, patriote, star d’Hollywood, et une version parlante qui dit « I wanna be loved by you » (titre de chanson célèbre de Marilyn Monroe), et bien entendu « Boop-Oop-a-Doop ». La plus intéressante interprétation de Betty Boop est produite par Marty Toys au début des années 1990 : habillée tendance, en pull rayé en tricot, ou en tenue de jogging colorée, à mille lieues de l’omniprésente robe rouge. Des poupées sont aussi fabriquées par la société Madame Alexander Doll, qui, tout en conservant l’apparence de Betty Boop, lui donnent un visage plus réaliste, s’éloignant du personnage de dessin animé.
Le succès des poupées Betty Boop, et au-delà celui des autres produits dérivés, ne se dément pas pour une raison toute simple : à mi-chemin entre innocence et sensualité, elle plaît autant aux hommes qu’aux femmes.
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Mickey Mouse

Comme le dit si bien Walt Disney lui-même à propos de l’importance de Mickey dans l’aventure de son entreprise : « tout ce que j’espère, c’est que l’on ne perde pas de vue une chose : tout a commencé avec une souris ». Mickey Mouse est une souris anthropomorphique, personnage de fiction américain dont la naissance officielle est le 18 novembre 1928, date de la première présentation publique du court-métrage animé « Steamboat Willie ». Connu dans le Monde entier, sa célèbre silhouette est  devenue indissociable de la marque Disney. Il s’est d’abord nommé Mortimer Mouse ; c’est Lilian Marie Bounds, l’épouse de Walt qui, trouvant ce nom peu vendeur, a proposé Mickey.
Véritable ambassadeur de la Walt Disney Company, il est présent dans la plupart des secteurs d’activité de la société, que ce soit l’animation, la télévision, les parcs d’attractions ou les produits de consommation. Au début des années 1930, la popularité grandissante de la souris place la compagnie devant le défi de répondre à la demande explosive en produits dérivés, tout en maintenant son intégrité créative et sa qualité constante de production. Un premier contrat signé en février 1930 accorde à l’importateur, assembleur et distributeur de poupées George Borgfeldt & Co. la gestion des licences de produits dérivés Disney au niveau mondial.
Le premier produit visé est une poupée en tissu. Une couturière entreprenante de Los Angeles, Charlotte Clark (née Carolyn Geis), et son neveu de 16 ans Bob Clampett, proposent aux frères Walt et Roy une poupée qui correspond à leurs attentes exigeantes (photo de gauche ci-dessous). Dès novembre 1930, une structure de production manuelle de 400 poupées par semaine est mise en place. Afin de répondre à la demande, les compagnies Disney et McCall proposent de 1932 à 1939 des patrons pour réaliser des couples Mickey et Minnie suivant la méthode de conception Clark, en trois tailles : 22, 34 et 46 cm (photo du centre ci-dessous). À partir de 1934, la Knickerbocker Toy Company reçoit une licence de fabrication de couples Mickey et Minnie en tissu, toujours selon la méthode Clark (photo de droite ci-dessous). En 1947, la Gund Manufacturing Company reprend la licence jusqu’à la retraite de Charlotte Clark en 1958. Toutes les poupées réalisées selon la méthode Clark figurent aujourd’hui parmi les objets de collection Disney les plus recherchés.

          © LiveAuctioneers                           © D23

Parallèlement aux modèles Clark, plusieurs compagnies s’essayent à la production de poupées Mickey Mouse. Le fabricant de jouets allemand Schuco lance dans les années 1950 un Mickey de 28 cm en laine de mohair bourrée (photo de gauche ci-dessous). La célèbre entreprise allemande de production d’ours en peluche Steiff obtient dans les années 1930 une une licence de fabrication des personnages Mickey et Minnie. Ce Mickey de 24 cm en velvantine bourrée (photo du centre ci-dessous) possède des yeux en toile cirée, des boutons de pantalon en nacre, son étiquette en carton originale attachée à la poitrine et la marque de commerce de Steiff « Knopf-im-Ohr » (bouton dans l’oreille). Dean’s Rag Book Co., société britannique de fabrication de livres en tissu lithographiés, jouets et poupées produit un rare Mickey à corps en velours, mains en feutre et semelles en cuir (photo de droite ci-dessous).


                              © Ruby Lane                                 ©Hake’s Auctions                             © Vinted

En 1932, la gestion des licences de produits dérivés Disney au niveau mondial est confiée à l’agent commercial Herman « Kay » Kamen. Il produit des services à thé, voiturettes, lampes de poche, figurines, montres, jeux, trains miniature, jouets à tirer… et poupées à l’effigie de Mickey et Minnie. Le type de poupée le plus populaire est la peluche. Ci-dessous, de gauche à droite : peluche de taille 43 cm ; « Disney year of the mouse Mickey Mouse movie star may plush » de 40 cm ; Mickey fermier, peluche E-I-Oh ! chantante et dansante de 41 cm.


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Lancée par la société américaine Coach pour commémorer son 75e anniversaire, cette grande poupée Mickey en cuir noir crépi et poli de 104 cm était disponible en édition limitée de 60 exemplaires (photo de gauche ci-dessous). La société de fabrication et distribution d’articles de collection et de cadeaux de valeur Ashton-Drake Galleries a sorti en 2001 un tableau intitulé « Un câlin pour Mickey », composé d’un Mickey de 38 cm articulé en biscuit avec armature en fil métallique, et d’un garçonnet blond aux yeux bleus en porcelaine de 25 cm (photo du centre ci-dessous). La compagnie américaine Sun Rubber Company produisait des jouets et poupées sonores en caoutchouc, dont ce Mickey souriant en maillot bleu de 20,5 cm (photo de droite ci-dessous).


                                                                                                                                                       © eBay

Le célèbre fabricant américain de jeux et jouets Hasbro propose une poupée Mickey marcheuse vintage de 1975, de taille 50cm, en plastique et caoutchouc (photo de gauche ci-dessous). Elle avance par pressions alternées sur ses mains gauche et droite. À partir de 1988, le fabricant américain de jeux et jouets Mattel renforce sa collaboration avec Disney et produit de nombreux Mickey : poupée en plastique et vinyl « Learn to dress me » (Apprends-moi à m’habiller, photo du centre ci-dessous) ; poupée en tissu bourré Mattel/Arco Toys ; couple Mickey et Minnie à tête en caoutchouc et corps en tissu ; bébé Mickey Hug and glow (Câline et brille) ; Mickey en tissu rockstar chante et danse (photo de droite ci-dessous) ; Mickey de 1976 parlant,…


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Madame Alexander édite en 2003 dans sa collection « Disney Favorites » un rare et ravissant couple Mickey et Minnie de taille 20,5 cm (photo de gauche ci-dessous). Le Mickey de 2005 en feutre entièrement articulé de R. John Wright, en édition limitée de 500 exemplaires, offre une allure classique (photo du centre ci-dessous). Les gâteaux poupées (doll cakes) sont une façon originale de fêter un anniversaire (photo de droite ci-dessous).


                        © WorthPoint                                     © R. John Wright                    © Shopee Philippines

Franklin Mint, société de fabrication et distribution d’articles de collection et de cadeaux de valeur, propose une poupée Mickey « Première édition familiale » de taille 46 cm à tête, mains et pieds en biscuit et corps en tissu (photo de gauche ci-dessous). Le fabricant américain de jeux et jouets Jakks Pacific n’a pas produit de Mickey mais plusieurs poupées mannequins Minnie modernes et tendance (photo de droite ci-dessous). Le fabricant hongkongais de modèles réduits Dragon Models Limited a utilisé une modélisation 3D pour réaliser un Mickey de 61 cm en matériaux synthétiques floqués (photo de droite ci-dessous).


      © Mickey Mouse Collectibles                           © Jakks Pacific                                     © Trampt

2020 est décrétée année de la souris par Disney. À cette occasion, chaque mois verra la sortie d’un objet de collection en édition limitée sur le thème de Mickey, vendu en exclusivité sur Amazon. En juin, ce sera une peluche arc-en-ciel de 41 cm (photo de gauche ci-dessous). En novembre, une peluche en hommage au dessin animé de 1940 Fantasia, couverte de constellations (photo du centre ci-dessous). En décembre, deux peluches dont la « Fantasy in the sky » de 41,5 cm en tissu polyester épais, illustrant la tradition des feux d’artifice des parcs Disney (photo de droite ci-dessous).


                           © Red Tricycle                                                     © Red Tricycle                          © Red Tricycle

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Des centaines d’artistes contemporains ont proposé leur vision de la célèbre souris. Le studio ArtStation a répondu à un appel d’offres de Disney pour un nouveau Mickey (photo de gauche ci-dessous), conçu au moyen de progiciels de modélisation 3D (ZBrush, Maya, Blender, Photoshop et Substance Painter). L’artiste américaine Ethel Austin a réalisé à la main une grande poupée de Mickey en tissu (photo du centre ci-dessous). Richard Sznerch, artiste des studios Disney, a sculpté un tableau en résine qui représente Mickey et Minnie se rendant à un parc d’attractions, leurs billets à la main (photo de droite ci-dessous) ; ces poupées de 38 cm ont des yeux en forme de tarte (pie-eyed).


                        © ArtStation                                                                                          © shop Disney

L’atelier de sculpture Leblon Delienne crée, en collaboration avec des designers et des artistes internationaux, des figurines, des statues, du mobilier et des objets d’art relatifs aux héros imaginaires de la pop culture. De nombreux Mickey sont proposés, comme la sculpture en résine de 48 cm Mickey #Take2 #Gold en finition mat blanc avec oreilles chromées or, conçue par la décoratrice britannique Kelly Hoppen et réalisée par Leblon Delienne en édition limitée à 250 exemplaires (photo de gauche ci-dessous). Le peintre et designer américain David Flores a conçu un Mickey en vinyl de 14 cm, réalisé par Medicom (photo du centre ci-dessous). Le graphiste américain Frank Kozik a produit en édition limitée de 50 exemplaires un détournement d’un buste de Mao en vinyl de 40,5 cm, portant des oreilles de Mickey  (photo de droite ci-dessous).


          © Leblon Delienne                                 © If it’s hip, it’s here                            © If it’s hip, it’s here

À l’occasion du 90e anniversaire de Mickey, l’artiste américain James Jean a conçu un tableau en vinyl du couple Mickey et Minnie peints dans une couleur originale baptisée « snowdrop » (perce-neige) ; ces sculptures de 10 cm sont fabriquées par la société Good Smile Company (photo de gauche ci-dessous). Créée en 2011 par l’artiste des studios Disney Cody Reynolds à l’occasion d’Halloween, cette interprétation en résine peinte à la main du couple Mickey et Minnie en méchants représente Mickey en Capitaine Crochet et Minnie en Reine-sorcière de Blanche-Neige ; ces sculptures de 30,5 cm ont été réalisées par la société High ResynlutCo Ltd en édition limitée de 180 exemplaires (photo du centre ci-dessous). Conçue par l’artiste des studios Disney Costa Alavezos, cette sculpture patriotique de Mickey en résine peinte à la main de taille 35,5 cm prête serment au drapeau américain (photo de droite ci-dessous).


                  © Good Smile Company                      ©Experience the Mistress      © Magical Ears Collectibles 

L’artiste japonais Hikari Shimoda a créé deux sculptures de Mickey en résine dans le cadre du projet « Pop infinity » de la plate-forme artistique internationale APPortfolio, destiné à produire une série d’éditions limitées inspirées des personnages mis en scène par les studios Disney : un petit « Mikki » de 31 cm et un grand « Mikki » de 73 cm (photo de gauche ci-dessous). D’un artiste inconnu de l’ethnie Hopi (Amérique du Nord), une curieuse poupée Kachina à l’effigie de Mickey en bois de peuplier sculpté et peint de taille 29,5 cm (photo du centre ci-dessous) : on pense que les Hopis voyaient en Mickey une représentation de Tusan Homichi, la légendaire souris guerrière qui vainquit un faucon voleur de poules. Une autre curiosité, l’écorché anatomique de Mickey sculpté par l’artiste américain Jason Freeny révèle les organes internes de la souris (photo de droite ci-dessous).


         © Hikari Shimoda        © Smithsonian Institution                     © Smithsonian Magazine

Jim Shore, artiste américain originaire de Caroline du Sud, a développé en partenariat avec les studios Disney la ligne de poupées « Disney Traditions » caractérisée par son style populaire et ses couleurs vives. Le Mickey marin de taille 13,5 cm introduit en 2020 est sculpté en résine de haute qualité peinte à la main (photo de gauche ci-dessous). Cette figurine de Mickey intitulée « The Mickey Mouse club » de 25,5 cm en édition limitée est signée de l’artiste Marc Delle (photo du centre ci-dessous). Jerrod Maruyama, artiste américain originaire de San José (Californie), a signé sous la chaussure droite cette poupée Mickey en vinyl branchée de 23 cm (photo de droite ci-dessous).


                          © Jim Shore                                                © eBay                                    © WorthPoint

L’artiste brésilien installé au Chili Sergio Mancini a créé une figurine de Mickey en vinyl haute de 16 cm (photo de gauche ci-dessous). Originaire de Valence (Espagne), l’artiste Coté Escrivá est l’auteur d’un Mickey squelette de 20,5 cm en polyrésine en édition limitée de 150 exemplaires (photo du centre ci-dessous). La sculptrice Eva Maria Cuerva, de l’atelier espagnol de fabrication d’objets d’art en porcelaine Lladró, a réalisé une figurine de Mickey en porcelaine émaillée mate teinte en bleu irisé de taille 18 cm (photo de droite ci-dessous).


                           © eBay                                                 © Art Toy Gama                                    © Lladró

Inspirée par le style de l’illustrateur des studios Disney Charles Boyer, un tableau représentant Mickey serrant la main d’un policier ; cette sculpture en résine peinte à la main est haute de 20,5 cm (photo de gauche ci-dessous). Conçue par le chanteur en personne et réalisée par l’atelier américain TivoliToo pour commémorer les 75 ans de la souris, cette petite statuette de Mickey en Elton John baptisée « Music royalty », de taille 15 cm, a atteint la somme record de 62 400 $ lors d’une vente aux enchères caritative de Sotheby’s (photo du centre ci-dessous). « Oswald, the Mickey Mouse maniac » est le nom d’une petite figurine en résine de 9 cm produite par l’artiste britannique Dolly Oblong (photo de droite ci-dessous).


        © Magical Ears Collectibles                     © Just Collecting

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Blanche-Neige

Non, ce n’est pas Walt Disney qui  a écrit « Blanche-neige et les sept nains ». La version écrite la plus connue de ce conte est celle recueillie et mise en forme par les frères Grimm en 1812, vraisemblablement inspirée par un mythe germanique, bien que plusieurs mythes européens puissent correspondre au personnage de Blanche-neige.
Cela dit, l’adaptation au dessin animé des studios Disney sortie en 1937 est un jalon dans l’histoire de l’animation et du cinéma tout court, tant par le succès rencontré dans le monde entier et par ses innovations techniques (c’est le premier long-métrage d’animation au monde sonore et en couleurs) et artistiques, que par le montant record de son budget de production.
Et les poupées là-dedans, me direz-vous ? Eh bien, il n’a pas fallu attendre longtemps avant que Chad Valley ne lance en 1938 un ensemble de poupées de Blanche-neige (41 cm) et des sept nains (15 cm) très ressemblants, avec un corps en calicot et un un visage  moulé en feutre peint. La même année puis en 1940, la firme Madame Alexander Dolls sort deux Blanche-Neige  en composition avec des tenues différentes. Nombreuses sont les poupées vendues dans les boutiques Disney à partir des années 1970 à être fabriquées par Mattel, comprenant généralement un corps de Barbie et une tête spécialement modelée ; avec le temps d’autres constructeurs y font leur apparition, tels que Vivid Imagination ou Simba. En 1978 sort une Blanche-Neige par Pedigree très similaire à Sindy et recherchée pour sa boîte comportant d’étonnants dessins issus du film.
Mais les poupées Blanche-Neige n’illustrent pas que le dessin animé de Disney, elles figurent même souvent des personnages tirés du conte original : parmi celles destinées aux collectionneurs, on trouve plusieurs conceptions de Dianna Effner, qui a travaillé avec l’entreprise de porcelaine Edwin Knowles pour créer une poupée de 36 cm au joli visage innocent  (photo) dans sa série de 1991 « Les héroïnes des forêts de contes de fées ».

Robert Tonner produit en 2009 une poupée à articulations sphéroïdes en édition limitée de 1 000 pièces, avec une toute nouvelle sculpture de visage ; l’année 2011 voit la sortie d’une poupée de collection de 29 cm en exclusivité pour les boutiques Disney ; inhabituelle, elle est inspirée par les illustrations de mode des années 1950 et 1960.
Dans le genre excentrique est lancée la même année la Blanche-Neige Harlequin de Moxie Girlz, poupée de 29 cm en vinyl avec de grands yeux bleus en amande, un petit sourire coquin, une longue chevelure brune et une robe au-dessus du genou !
La plus belle et fidèle des versions est peut-être celle de R. John Wright : faite à la main en feutre moulé, parfaitement peinte et délicatement maquillée, elle est accompagnée des sept nains, tous les personnages étant très ressemblants (photo).
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Cendrillon

Il existe une pléiade de versions du conte de Cendrillon dans le Monde entier. En occident, il est surtout connu à travers les versions de Giambattista Basile dans « La gatta Cenerentola », de Charles Perrault dans « Cendrillon ou la petite pantoufle de verre » et des frères Jacob et Wilhelm Grimm dans « Aschenputtel ». Une multitude d’adaptations en ont été faites à l’opéra, au théâtre, au cinéma, à la télévision,… Le long-métrage d’animation produit en 1950 par les studios Disney s’inspire de la version du conte de Charles Perrault, parue en 1697, ainsi que de celle des frères Grimm, publiée en 1812.
C’est cette adaptation qui provoquera le lancement de nombreux modèles de poupées sous la marque « Disney princesses » : classique, vintage, royal ball, royal shimmer, twinkle lights, Saks fifth avenue (photo de gauche ci-dessous), sparkling beauty, holiday princess, film collection, singing princess, wedding day, summer day style, deluxe,… Ces modèles sont fabriqués par Mattel, qui éditera également une série de Cendrillon Barbie (photo du centre ci-dessous), puis par Hasbro après son acquisition de la licence des princesses Disney enlevée à Mattel en janvier 2016.
Robert Tonner a produit de nombreuses poupées Cendrillon OOAK ou en éditions limitées, dont le célèbre modèle de la collection American Model avec sa robe de bal bleu cristal (photo de droite ci-dessous).

 
                                                                                        © PicClick                               © Two Daydreamers

La société de fabrication et distribution d’articles de collection et de cadeaux de valeur Ashton-Drake Galleries a édité plusieurs poupées Cendrillon, dont certaines en version fillette (photo de gauche ci-dessous). Cendrillon est une classique de la gamme des poupées Madame Alexander, dont le modèle vedette American Ballet Theater (photo du centre ci-dessous). La Cendrillon articulée en feutre de R. John Wright, dans sa robe de bal en organza, feutre de laine et organdi italien décorée de cristaux Swarovski, fait partie de sa série de personnages tirés des longs-métrages animés de Disney (photo de droite ci-dessous).


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La société indienne de vente en ligne au détail de jouets Planet of Toys distribue une Cendrillon habillée en tenues modernes (photo de gauche ci-dessous) ; deux autres sociétés indiennes, eEdgestore et NK, proposent également des Cendrillon. Les gâteaux poupées (doll cakes) aux robes faites de sucreries sont une façon originale de fêter un anniversaire (photo du centre ci-dessous). Franklin Mint, autre société de fabrication et distribution d’articles de collection et de cadeaux de valeur, propose plusieurs Cendrillon aux tenues élaborées (photo de droite ci-dessous).


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Le fabricant de jeux et jouets Jakks Pacific conçoit, réalise et commercialise une gamme de princesses Disney en versions fillette, dont quelques Cendrillon (photo de gauche ci-dessous). Fairy Tale High est le nom d’une école imaginaire fréquentée par les héroïnes de contes lorsqu’elles étaient encore adolescentes (Cendrillon, photo de droite ci-dessous).


                   © Amazon                                                                        © Walmart

De nombreux stylistes, dont Michael S. Konarzewski, Emily Rose et Karrie Green, ont créé des robes pour habiller les poupées American Girl (photo de gauche ci-dessous). Zapf Creation, fabricant allemand de jouets spécialisé dans la production de poupées multifonctionnelles, est à l’origine de divers modèles de Cendrillon, dont cette « Little princess » (photo de droite ci-dessous).


                       © Dreamworld Collections

Les artistes en poupées ne sont pas en reste pour créer des Cendrillon. Parmi les plus célèbres : Hildegard Günzel (photo de gauche ci-dessous), Dianna Effner, Marina Bychkova (photo du centre ci-dessous), Anna Brahms et Brigitte Deval (photo de droite ci-dessous). Citons également Linda Mason, Gaby Rademann, Nancy Wiley, Roxanna Maria, Nicole West, Thelma Resch, Pat Dezinski et Donna Rubert.


                                                                                                                                                      © eBay

Certains artistes comme Noel Cruz (photo de gauche ci-dessous), Gil Plazola, Laurie Lenz, Lisa Mills ou Kristen Harris (photo de droite ci-dessous) ont démaquillé des Cendrillon pour les remaquiller de façon réaliste, ce qui produit un effet saisissant.


                                                                                                                                        © Tonner Dolls

L’artiste russe Anastasia Kosyanova va jusqu’à créer des versions effrayantes des princesses Disney, dont une Cendrillon zombie ! (photo de gauche ci-dessous). Dans un genre beaucoup moins gore, d’autres artistes russes proposent des poupées ballerines Cendrillon décoratives à tête en porcelaine, vêtues de costumes russes traditionnels (photo de droite ci-dessous).


                                     © Melty                                                              © Les merveilles de Russie

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La Petite Sirène

La Petite Sirène, parfois appelé La Petite Ondine (Den Lille Havfrue en danois), est le titre d’un conte de l’écrivain danois Hans Christian Andersen paru en 1837. Il raconte l’histoire d’une jeune sirène, Ariel, qui désire abandonner sa vie dans la mer pour obtenir l’âme éternelle des humains en séduisant un prince. Le conte a été adapté en opéra, ballet, comédie musicale, film et long-métrage d’animation, sorti en 1989 par les studios Disney. Une statue en bronze d’Edvard Eriksen représentant la petite sirène sur un rocher se trouve au large du port de Copenhague.
Le dessin animé des studios Disney provoquera le lancement de nombreux modèles de poupées de la Petite Sirène sous la marque « Disney princesses » : classique, vintage, bathtime, sparkling lagoon, calypso beautiful hair, royal shimmer, fairytale collection, store animators’ collection, wedding, glitter ‘n lights, 30th anniversary limited edition, Barbie dreamtopia sparkle lights, tropical Ariel, splashing Ariel, springtime Ariel, undersea party Ariel, holiday Ariel, sea styles Ariel, singing Ariel,… Ces modèles sont principalement fabriqués par Mattel, qui éditera également une série de Petite Sirène Barbie (photo de gauche ci-dessous), puis par Hasbro après son acquisition de la licence des princesses Disney enlevée à Mattel en janvier 2016.
Robert Tonner a créé une superbe Petite Sirène en robe rose de tulle et satin (photo du centre ci-dessous). La société de fabrication et distribution d’articles de collection et de cadeaux de valeur Ashton-Drake Galleries a édité plusieurs poupées de la Petite Sirène (photo de droite ci-dessous).


                           © Etsy

La Petite Sirène est une classique de la gamme des poupées Madame Alexander, dont ce modèle de la collection Storyland (photo de gauche ci-dessous). R. John Wright a produit une Petite Sirène sous la forme d’une souris dans sa série Fairy Tale de personnages tirés de contes de fées (photo du centre ci-dessous). Les gâteaux poupées (doll cakes) aux robes faites de sucreries sont une façon originale de fêter un anniversaire (Ariel, photo de droite ci-dessous).


                                                                                    © Slattery

Franklin Mint, autre société de fabrication et distribution d’articles de collection et de cadeaux de valeur, propose une Petite Sirène en porcelaine Tesori (mélange de poudre de porcelaine et de résine) peinte à la main, accompagnée de son ami le poisson Polochon (photo de gauche ci-dessous). Le fabricant de jeux et jouets Jakks Pacific conçoit, réalise et commercialise une gamme de princesses Disney en versions fillette, dont une Petite Sirène de 46 cm à tenue en organza et satin (photo du centre ci-dessous). Fairy Tale High est le nom d’une école imaginaire fréquentée par les héroïnes de contes lorsqu’elles étaient encore adolescentes (Ariel, photo de droite ci-dessous).

 
                                    © eBay                                                    © Amazon                               Fairy Tale High

Le fabricant de poupées mannequins haut de gamme Integrity Toys a sorti une version de son modèle Poppy Parker en Petite Sirène (photo de gauche ci-dessous). Spirit dolls, fabricant chinois de BJD, a introduit dans sa ligne de poupées de fantasie une Petite Sirène tragique de 53 cm en édition limitée de 50 exemplaires fournie avec deux torses, l’un articulé et l’autre statique avec une blessure (photo de droite ci-dessous).


                                                                                                          © BJD Collectasy

Les artistes en poupées se sont emparés du personnage de la Petite Sirène pour en réaliser des versions OOAK ou en éditions limitées. Linda Apple a créé une poupée en technique mixte pour le moins originale à partir d’objets de récupération  (photo de gauche ci-dessous). Les artistes polonais Katarzyna et Jacek Anyszkiewicz (Katyushka Art Dolls) produisent des petites poupées potelées de 8 cm en résine coulée peintes à la main appelées « dark little mermaid » (photo de droite ci-dessous).

 
                            © Apple Arts                                                                    Art Toy Gama

Shelly Lampshire est l’auteure de cette Petite Sirène articulée de 23 cm, décorée de véritables coquillages et perles (photo de gauche ci-dessous). L’artiste lituanienne Dorote Zaukaite a sculpté une étonnante Petite Sirène à l’expression grave de 48,5 cm en argile, sur armature métallique. Peinte à l’acrylique, sa coiffure élaborée en mohair est décorée d’étoiles de mer, de coquillages et de perles de verre (photo du centre ci-dessous). L’italienne Fiorenza Biancheri a réalisé une délicate  Petite Sirène bébé en vinyl de 53 cm blonde aux yeux bleus, vendue par Paradise Galleries sous le nom de Pearl (photo de droite ci-dessous).


            © WorthPoint                                                                                            © Paradise Galleries

L’artiste roumaine Claudia Cilibia crée des poupées en laine feutrée, dont Lara, une ravissante Petite Sirène de 30 cm feutrée à l’aiguille avec cadre métallique, à cheveux en laine de mouton de Teeswater. Elle est assise dans une chaise en bois décorée de coquillages et de coraux (photo de gauche ci-dessous). Originaire de Californie, V. van Velzen a sculpté une Petite Sirène OOAK de 28 cm en position de plongée sur un socle en bois, décorée de véritables mousse, verdure, algues et coquillages, avec des cheveux en mohair (photo du centre ci-dessous). L’artiste russe DollsMariArt propose plusieurs Petite Sirène, dont un modèle OOAK de 35 cm en La Doll articulée au cou et aux poignets (photo de droite ci-dessous).


                     © Felteddolls                                    © WorthPoint                                         © Etsy

Ekaterina Kuvshinova, artiste russe d’Ekaterinbourg (Sibérie occidentale), a fabriqué en 2013 cette Petite Sirène en position assise de 35 cm, à tête, buste, mains et jambes en porcelaine mate et corps en tissu bourré de coton. Les cheveux sont en laine naturelle, la couronne en coquillages (photo de gauche ci-dessous). La célèbre artiste américaine Forest Rogers est spécialisée dans la représentation de personnages de contes et légendes. Elle a produit plusieurs sirènes, dont cette magnifique Petite Sirène en argile polymère Kato Polyclay (photo du centre ci-dessous). Dianna Effner, artiste, entrepreneure et enseignante américaine, a créé pour le fabricant de poupées Maru and Friends une ravissante Petite Sirène au visage enfantin et aux yeux noirs (photo de droite ci-dessous).


      © Ekaterina Kuvshinova                         © Forest Rogers                                        © Amazon

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La Reine des neiges

« La Reine des neiges » (« Frozen » en anglais) est un conte de Hans Christian Andersen publié en 1844, librement adapté en long-métrage d’animation par les studios Disney en 2013. Son récit est celui de l’optimiste et intrépide princesse Anna, partie en voyage aux côtés de Kristoff le montagnard, de Sven, son fidèle renne, et d’un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, afin de retrouver sa sœur, Elsa, exilée à cause de ses pouvoirs glaciaux, qui ont accidentellement plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel.
Les produits dérivés du film constituent une véritable industrie : moutarde, chocolat, kleenex, yaourts, vêtements, jouets, poupées, livres, bijoux,… font vivre l’univers des personnages plusieurs mois après sa sortie. En 2014, 500 000 poupées ont été vendues. La licence de production des poupées princesses Disney, dont Elsa et Anna, d’abord accordée à Mattel, est enlevée par son concurrent Hasbro en janvier 2016. Les boutiques Disney store proposent des versions chantantes des poupées représentant les deux sœurs (Elsa, photo de gauche ci-dessous). Le distributeur de jouets Toys’R’Us offre également une poupée Anna chantante (photo du centre ci-dessous). Le fabricant de jeux et jouets Jakks Pacific conçoit, réalise et commercialise une gamme de poupées princesses Disney en versions fillette, dont un coffret Anna et Elsa (photo de droite ci-dessous).

                       © Smyths                                             © Toys’R’Us                                      © Jakks Pacific

Hasbro propose plusieurs poupées de la Reine des neiges, dont une poupée mannequin Elsa (photo de gauche ci-dessous). Le joailler américain Saks Fifth Avenue vient de commercialiser un ensemble de poupées Anna, Elsa et Olaf pour un montant de 30 000 $, à l’occasion de la sortie de « La Reine des Neiges 2 » (photo du centre ci-dessous). Conçue en collaboration avec le bijoutier Roberto Coin, chaque poupée est peinte à la perfection, coiffée de façon experte et dotée d’une robe somptueuse. Le coffret « Forêt » exclusif à Walmart comprend des poupées Anna, Elsa, Honeymaren et Ryder, tandis que le coffret familial en exclusivité chez Target comprend la jeune Anna, Elsa et leurs parents. Fin 2019, des éditions limitées d’Anna (6 300 exemplaires) et Elsa (6 800 exemplaires) sortent chez Disney store.


                          © Hasbro                                                                      © Tom’s guide

Les artistes en poupées se sont également emparés des personnages de « La Reine des neiges ». Sashableu a remaquillé la poupée Elsa de Robert Tonner (photo de gauche ci-dessous). Kevin Johnson a sculpté les personnages du film (Elsa, Anna et Olaf, photo du centre ci-dessous). Lulumee, du studio deviantART, a créé les poupées OOAK des deux sœurs (Anna, photo de droite ci-dessous).


                                                                                   © ArtStation                                             © Trendhunter

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Boucles d’or

Identifié comme une histoire folklorique anonyme d’origine écossaise ou comme l’une des créations des frères Grimm, le conte « Boucles d’or et les trois ours » est un texte en prose composé par l’écrivain et poète romantique anglais Robert Southey, dont la première édition est parue en 1837 dans son ouvrage « The doctor ». La version d’origine du conte, intitulée « L’histoire des trois ours », fait le récit d’une vieille femme mauvaise, sans-gêne, vulgaire, laide et sale qui entre au domicile forestier de trois ours (un petit, un moyen et un gros) partis se promener. Elle s’assoit dans la chaise du petit ours et la casse, mange son porridge et dort dans son lit. Lorsque les ours rentrent chez eux et la découvrent, elle se réveille, saute par la fenêtre et disparaît à jamais. La deuxième version remplace la vieille femme par une petite fille appelée Boucles d’or en raison de sa chevelure blonde et la troisième, de loin la plus connue, fait des trois ours une famille composée de papa ours, maman ours et bébé ours.
Avec le temps, ce qui était à l’origine un conte oral effrayant devient une histoire familiale à l’atmosphère douce, avec seulement une allusion à une menace. Cette histoire a suscité diverses interprétations et inspiré de nombreuses adaptations musicales, cinématographiques, télévisuelles, vidéo, en dessin animé et à l’opéra. « Boucles d’or et les trois ours » est de fait un des contes en langue anglaise les plus populaires.
Cette popularité a conduit à une définition utilisée en sciences : en référence à l’épisode dans lequel la petite fille goûte trois différents bols de porridge et découvre qu’elle préfère la bouillie qui n’est ni trop chaude, ni trop froide, mais juste à la bonne température, la notion de « juste la bonne quantité », applicable à un large éventail de disciplines, notamment la psychologie du développement, la biologie, l’astronomie, les mathématiques, la médecine, l’économie et l’ingénierie, est appelée « principe de Boucles d’or ».
La notoriété du conte a également donné lieu à la production de poupées à l’effigie de Boucles d’or par des fabricants et des artistes. Madame Alexander a réalisé plusieurs Boucles d’or, dont un modèle vintage de 1965 haut de 30,5 cm en robe bleue (photo de gauche ci-dessous) et une poupée de 20,5 cm en robe à fleurs bleues avec son ours en peluche (photo de droite ci-dessous).

                        © Etsy                                                                                © Amazon

La compagnie américaine Bradley Dolls a produit une Boucles d’or de 30,5 cm à tête en porcelaine et corps en tissu. Blonde aux yeux verts, accompagnée d’un ours en peluche blanc, elle porte une robe rose clair (photo de gauche ci-dessous). Un ensemble comprenant une poupée de 23 cm, un ours en peluche, une chaise et un livre d’histoires, est proposé par MGA Entertainment (photo de droite ci-dessous).


                        © One Great Shop                                                                       © Walmart

La société californienne Lawton Doll Company a réalisé une Boucles d’or en porcelaine et bois de 33 cm en édition limitée de 350 exemplaires, accompagnée d’un ours en peluche de marque Merrythought. Elle porte un chemisier en coton smocké sous une robe dirndl brodée à la main (photo de gauche ci-dessous). Le célèbre fabricant américain de poupées Robert Tonner  a exécuté dans la collection Re-Imagination une Boucles d’or sensuelle baptisée « This dish is too hot » (Ce plat est trop chaud). Elle porte une robe blanche en mousseline de soie vaporeuse à corsage froncé et délicats nœuds plats, et un corset assorti en dentelle (photo de droite ci-dessous).


                                 © Dear Little Dollies                                                            © PreviousWorld

L’artiste néerlandaise Pauline Bjonness-Jacobsen, qui a créé la compagnie Dolls by Pauline, devenue The Pauline Gift Company, est connue pour ses poupées de qualité en vinyl et récemment en porcelaine, offertes à des prix abordables. La compagnie a produit en édition limitée de 950 pièces une Boucles d’or au regard bleu expressif et aux boucles blondes ornées de deux rubans. Haute de 40,5 cm, elle possède une tête et des membres en porcelaine peints à la main et un corps en tissu lesté. Accompagnée de son ourson en peluche, elle porte une robe à impressions florales, et un tablier smocké en organdi décoré de festons brodés et de dentelle de coton (photo de gauche ci-dessous). Le fabricant britannique de jouets Palitoy est le créateur de poupées aux cheveux qui poussent ou raccourcissent grâce à  une clé en plastique située dans le dos ou à un bouton-poussoir dans l’abdomen (mèche magique). Il a réalisé une Boucles d’or de 38 cm aux cheveux soyeux blond pâle et aux yeux bleus, datant des années 1970. Dotée de la mèche magique, elle porte une robe courte blanche, une culotte tricotée, des chaussettes blanches et des chaussures rouges (photo de droite ci-dessous).


                                 © Oz Dolls                                                                        © WorthPoint
Le célèbre fabricant américain de poupées R. John Wright propose une Boucles d’or enfantine et diaphane de 31 cm accompagnée de son ourson en mohair, en édition limitée de 250 exemplaires. Toute en feutre et entièrement articulée, elle possède des traits du visage peints à la main et une perruque en mohair. Elle est habillée d’une robe d’été légère en coton rouge à pois blancs, d’un corsage smocké à la main, de bas rayés et de chaussures en cuir rouges. L’ourson de 20,5 cm entièrement articulé, assis devant un bol, porte un bavoir (photo de gauche ci-dessous). Les personnages de la franchise de poupées mannequins Ever after high lancée par Mattel en juillet 2013 sont les enfants des héros et héroïnes de contes de fées. Blondie Lockes est la fille de Boucles d’or. En plastique, haute de 28 cm, elle porte une robe jaune et bleue et tient un masque dans sa main droite (photo de droite ci-dessous).

                                       © R. John Wright                                                                © Amazon
Du fabricant « The Music Box Company », une petite Boucles d’or en tissu de 14 cm accompagnée de son ourson. Elle cache une boîte à musique et sa tête bouge au son de la berceuse de Brahms (photo de gauche ci-dessous). Dans la collection Mel & Steff dolls de Charlie Bears, une poupée naïve Boucles d’or réversible abrite les trois ours (photo de droite ci-dessous).