Les poupées des personnages de Stephen King vont régner sur vos cauchemars !


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De nombreux auteurs se sont spécialisés dans les histoires d’horreur et la prose macabre. Mais il en est un qui se détache du lot par la popularité de son œuvre prolifique : Stephen King. Imprégnée des côtés les plus sombres de la culture américaine (violence, racisme, individualisme,…), son œuvre porte un regard quasiment naturaliste et dénué de complaisance sur la société. À l’occasion d’Halloween, nous allons évoquer sa carrière et l’adaptation sous forme de poupée de certains personnages marquants de ses romans.

La carrière

Né en 1947, Stephen King grandit à Portland (Maine). Son père ayant abandonné le domicile conjugal en 1949, sa mère, son frère aîné adopté David et Stephen vivent dans des conditions financières souvent très difficiles. Ils déménagent fréquemment, Ruth occupant de petits emplois et s’installant près du domicile de ses nombreuses sœurs. En l’absence de père, le jeune Stephen se sent différent de ses camarades. Les deux frères souffrent des restrictions matérielles et du jugement de leur communauté. Stephen gardera toujours ces ressentiments, qui influenceront les intrigues et le caractère des protagonistes de ses romans.
Après avoir vécu à Fort Wayne (Indiana), West De Pere (Wisconsin), Chicago (Illinois), Malden (Massachusetts) et Stratford (Connecticut), la famille retourne dans le Maine à Durham. Stephen a alors 12 ans. Son frère et lui sont des inconditionnels du genre horrifique sous toutes ses formes : roman, nouvelle, bande dessinée, film. En fait, son frère aîné est son premier mentor : il édite un journal ronéotypé appelé « Dave’s rag » (Le torchon de Dave), auquel Stephen contribue.
Lycéen à l’école de Lisbon Falls (Maine), il écrit en 1963 son premier roman, « The aftermath », inachevé et jamais publié. La première histoire qu’il réussit à faire publier, après de nombreux refus, est « I was a teenage grave robber » (J’étais un adolescent pilleur de tombe) qui paraît en 1965 dans un fanzine d’horreur sous le titre « In a half-world of terror » (Dans un demi-monde de terreur).
Étudiant en première année à l’université du Maine d’Orono, Stephen écrit en 1966 son premier roman « Marche ou crève », rejeté à son grand désarroi à un concours du premier roman organisé par l’éditeur Random House. Il réussit l’année suivante à vendre la nouvelle « The glass floor » (Le plancher de verre) au magazine « Startling Mystery Stories ». À l’âge de 20 ans, il peut se targuer d’être un auteur publié. Il écrit aussi des nouvelles qui paraissent dans le magazine littéraire du campus, « Ubris », et dans le journal des étudiants, « Maine Campus », pour lequel il écrit également des articles dans une rubrique intitulée « King’s Garbage Truck » (Le Camion à ordures de King) à partir de 1969. Depuis sa première vente, il n’a jamais cessé d’écrire, aidé au début par les ateliers littéraires du professeur Burton Hatlen. Ses livres ont été adaptés en films de cinéma, séries de télévision et comédies musicales théâtrales.
Il connaît une période de vaches maigres de 1970 à 1972, ne réussit à vendre que deux nouvelles, se résigne à travailler dans une blanchisserie industrielle et développe une dépendance à l’alcool. Entre-temps, il épouse Tabitha Jane Spruce, avec laquelle il fait deux enfants. Après la mort de sa mère en 1973, King et sa famille déménagent à Boulder (Colorado).
Stephen King connaît enfin le succès avec « Carrie », roman publié en 1974. Il décide alors d’arrêter sa carrière d’enseignant et de se consacrer uniquement à l’écriture. La famille revient s’installer dans le Maine en 1975, où il achète sa première maison à Bridgton. Désormais habitué de la liste des meilleures ventes, il publie successivement : « Salem » en 1975 ; « Shining, l’enfant lumière » en 1977 ; « Rage », sous le pseudonyme de Richard Bachman, la même année ; après un bref séjour à Bridgton (Angleterre), la naissance d’un troisième enfant, l’achat d’une maison à Lovell (Maine) qui deviendra par la suite sa résidence estivale, il accepte en 1978 un poste de maître de conférences offert par l’université du Maine et s’installe à Orrington (Maine) pour un an ; cette année-là sortent le recueil de nouvelles « Danse macabre » et le roman post-apocalyptique « Le fléau » ; en 1979, il publie « Marche ou crève » sous son pseudonyme, et « Dead zone ».
Dans les années 1980, Stephen King continue d’écrire à un rythme soutenu : « Charlie » en 1980 ; la même année, il achète la William Arnold House, une demeure victorienne de 23 pièces à Bangor (Maine), dont il fait sa résidence principale ; en 1981 sortent « Chantier » (sous son pseudonyme), l’essai « Anatomie de l’horreur », et « Cujo » ; le roman de science-fiction « Running man » (sous son pseudonyme), « Le pistolero », premier volume du cycle de « La tour sombre » composé de cinq nouvelles, épopée au croisement de plusieurs genres littéraires retraçant la longue quête de la mythique tour sombre par le pistolero Roland de Gilead, et  » Différentes Saisons » paraissent en 1982 ; l’année suivante, il publie « Christine », « Simetierre » et « L’année du loup-garou » ; en 1984, l’auteur aborde le genre de la fantasy avec la parution de deux ouvrages, le conte pour enfants « Les yeux du dragon » et « Le talisman » (photo ci-dessous), écrit en collaboration avec son ami Peter Straub, rencontré lors de son bref séjour en Angleterre ; « La Peau sur les os », cinquième roman publié sous le pseudonyme de Richard Bachman, sort quelques jours après « Le talisman » ; à cette époque, la popularité de l’écrivain atteint des sommets et l’écrivain devient un phénomène médiatique ; il publie le recueil de nouvelles « Brume » en 1985 et « Ça » en 1986 ; trois nouveaux romans sont édités l’année suivante : « Les trois cartes », deuxième volume de « La tour sombre », Misery » et « Les tommyknockers » ; il suit une cure de désintoxication à l’alcool, la cocaïne et les médicaments qui réussira, mais entraînera une période de blocage de l’écrivain de presqu’un an ; à part l’introduction de « Nightmares in the Sky », il n’écrit rien en 1988 ; « La Part des ténèbres » sort en 1989.


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Dans les années 1990, Stephen King retrouve progressivement son rythme d’écriture. En 1990 paraissent une nouvelle édition du « Fléau » et « Four Past Midnight » (Minuit 2 et Minuit 4) ; « Terres perdues », troisième volume de « La tour sombre », et « Bazaar », sortent en 1991 ; l’année suivante sont publiés deux romans à caractère féministe, « Jessie » et « Dolores Claiborne »; il publie le recueil de nouvelles « Rêves et Cauchemars » en 1993, et les romans « Insomnie » en 1994 et  » Rose Madder » en 1995 ; après une brève baisse de popularité, il retrouve cependant les sommets dès 1996 avec sa nouvelle « L’homme au costume noir » ; il remet à l’honneur le genre du roman-feuilleton en publiant les six épisodes de « La Ligne verte » au rythme d’un épisode par mois entre mars et août 1996 ; la même année sortent le même jour « Désolation » et « Les Régulateurs » (sous son pseudonyme),  mettant en scène des personnages portant les mêmes noms et confrontés au même adversaire, une force maléfique nommée Tak, mais dans des situations et des décors radicalement différents ; « Magie et Cristal », quatrième volume de « La tour sombre », paraît en 1997, et « Sac d’os » en 1998 ; l’année suivante, il publie « La petite fille qui aimait Tom Gordon » et le recueil de nouvelles « Cœurs perdus en Atlantide » ; entre les publications de ces deux livres, il est victime d’un grave accident de la route : renversé par une camionnette, il reste hospitalisé trois semaines durant lesquelles il subit cinq interventions chirurgicales, et se remet à écrire seulement 15 jours après sa sortie de l’hôpital ; à la suite de cet accident, il achète une maison à Sarasota (Floride), afin de passer l’hiver sous un climat plus favorable à son état de santé.
En 2000, Stephen King est l’un des premiers écrivains à explorer le marché du livre numérique avec la nouvelle « Un tour sur le bolid' », écrite pendant sa convalescence ; il innove également en proposant de télécharger le premier chapitre du roman « The Plant » depuis son site web et de payer un dollar de façon optionnelle, en s’engageant à continuer tant qu’un nombre suffisant de lecteurs acceptent de payer ; l’expérience tourne court au bout de six chapitres écrits au rythme d’un par mois : le nombre de lecteurs payants diminuant progressivement, l’écrivain finit par abandonner le projet ; « Écriture : mémoires d’un métier », essai autobiographique, paraît en octobre ; en 2001 sont publiés deux romans, « Dreamcatcher » et « Territoires », écrit en collaboration avec Peter Straub ; en 2002, Stephen King annonce qu’il va prendre sa retraite d’écrivain après avoir terminé le cycle de « La tour sombre », en raison du sentiment qu’il éprouve de se répéter et des douleurs engendrées par les séquelles de ses blessures ; il renonce à ce projet, mais ralentit néanmoins son rythme d’écriture ; cette année-là sortent le recueil de nouvelles « Tout est fatal » et le roman « Roadmaster » ; en 2003, l’écrivain partage environ toutes les trois semaines ses opinions sur la culture populaire dans une colonne de l’Entertainment Weekly appelée The pop of King (La pop de King ), publiée jusqu’à janvier 2011 ; il souffre d’une pneumonie, causée indirectement par son accident qui a fragilisé un de ses poumons, et met plusieurs mois à s’en remettre ; le roman « Les Loups de la Calla », cinquième volume de « La tour sombre », est inspiré par le western de John Sturges « Les sept mercenaires » ; « Le Chant de Susannah » et « La tour sombre », respectivement sixième et septième volumes de « La tour sombre », sont publiés en 2004 ; l’écrivain change alors complètement de genre avec la publication du roman policier « Colorado Kid » en 2005 ; l’année suivante, il revient à son genre de prédilection avec « Cellulaire » et « Histoire de Lisey » ; en 2007, il publie sous son pseudonyme de Richard Bachman le roman « Blaze » ; le roman « Duma key » et le recueil de nouvelles « Juste avant le crépuscule » sortent en 2008 ; l’année suivante, l’auteur renoue avec le marché du livre numérique en publiant une nouvelle, « Ur » ; il coécrit avec son fils Joe Hill une autre nouvelle, « Plein Gaz », à l’occasion d’une anthologie rendant hommage à Richard Matheson, l’écrivain qui l’a le plus influencé ; il publie également le roman « Dôme ».
Stephen King commence la décennie 2010 en scénarisant avec Scott Snyder les cinq premiers numéros de la série de comics « American Vampire » ; fin 2010, il publie « Nuit noire, étoiles mortes » ; le roman « 22/11/63 » paraît en 2011 ; l’année suivante, il retrouve l’univers de « La tour sombre » avec « La clé des vents », le huitième et dernier volume du cycle, et collabore à nouveau avec son fils Joe Hill pour l’écriture de la nouvelle « In the tall grass » ; en 2013, il renoue avec le roman policier en écrivant « Joyland », et publie la suite de « Shining »,  » Docteur Sleep » ; son livre suivant, « Mr Mercedes », édité en 2014, est le premier volume d’une trilogie policière ; le deuxième volume, « Carnets noirs », sort en 2015 ; entre ces deux ouvrages, il publie fin 2014 le roman « Revival » ; le recueil de nouvelles « Le Bazar des mauvais rêves » paraît fin 2015 ; l’écrivain termine ensuite sa trilogie policière avec « Fin de ronde », publié en 2016 ; 2017 est une année placée sous le signe de la collaboration : il coécrit avec Richard Chizmar la novella « Gwendy et la boîte à boutons », puis avec son fils Owen le roman « Sleeping beauties » ; l’année suivante, il publie « L’outsider », roman policier surnaturel, le recueil de nouvelles « Classe tous risques » et le conte fantastique « Élévation » ; en 2019 paraissent le roman « The institute », et la nouvelle « Squad D » dans l’anthologie « Shivers VIII » ; en 2020 sortent « If it bleeds », recueil des quatre romans courts « Mr Harrigan’s phone », « The life of Chuck », « Rat » et « If it bleeds », et la nouvelle « The fifth step ».
Stephen King est un collectionneur : machines à écrire, premières éditions d’ouvrages et même stations de radio ! passionné de baseball, il écrit sur ce sport l’essai « Head down » et le poème « Brooklyn august ». Dans l’ouvrage collectif « Mid-life confidential : the Rock Bottom Remainders tour America with three chords and an attitude » paru en 1994, les membres du groupe de rock « Rock Bottom Remainders » dont il fait partie relatent une tournée de huit concerts effectuée en 1993 ; il a également collaboré à plusieurs reprises avec des musiciens : le groupe de hard rock Blue Öyster Cult, Michael Jackson, John Mellencamp,…
Engagé politiquement et socialement, il milite contre la guerre du Vietnam, pour le parti démocrate, contre la censure, contre la prolifération des armes à feu, pour la justice fiscale, et contre les abus des réseaux sociaux. Par l’intermédiaire de la Stephen & Tabitha King foundation, il finance de nombreuses œuvres philanthropiques dans le Maine, notamment dans les domaines de l’éducation et des soins médicaux.

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Les poupées

Le réalisme de ses paysages imaginaires du Maine assure la crédibilité des manifestations démoniaques et des personnages. Tourmentés puis brisés, effrayés puis sauvés, ces derniers sombrent dans la folie, la panique et le meurtre, mais nous avons envie de les soutenir. Exemple emblématique : la gentille Carrie, rendue folle par les moqueries de ses camarades, devient une machine à tuer. Elle est représentée en poupée par les fabricants « Heroes of horror » (photo de gauche ci-dessous) et NECA  (photo de droite ci-dessous).


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Les producteurs de cinéma sont attirés par les romans de Stephen King parce que leurs intrigues sont à la fois exagérées et terre à terre. Un décor tout à fait plausible (un hôtel isolé en hiver) se transforme en toile de fond de discorde conjugale puis d’effondrement mental : « The shining » est empli de passages terrifiants, comme l’apparition des jumelles Grady dans un couloir de l’hôtel. Le département Living Dead Dolls de Mezco Toyz a produit des poupées parlantes des jumelles (photo ci-dessous).


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Une anecdote illustre bien l’humour pince-sans-rire de Stephen King : à un journaliste qui lui demande comment il fait pour rester si prolifique et actif, il répond : « j’ai le cœur d’un garçon de neuf ans. Je le conserve dans un bocal sur mon bureau ». Cet humour noir est une des raisons pour lesquelles ses personnages restent si présents à notre esprit. Avant Pennywise (Grippe-sou, le clown dansant), les clowns étaient synonymes de rire et de fêtes d’anniversaire. Ils faisaient leur apparition aux sorties familiales et aux carnavals scolaires. Après la minisérie « Ça » de 1990 tirée du roman éponyme de Stephen King, les clowns deviennent menaçants, une sorte de rencontre entre Dracula et Frankenstein. Porté à l’écran en 2017 avec la suite « Ça : chapitre 2 » en 2019, son personnage Pennywise a tout naturellement trouvé ses incarnations en poupées. Ci-dessous, de gauche à droite, les poupées de NECA et de Mezco Toyz.


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Les personnages de fiction de Stephen King ne vieillissent jamais. Ils continuent de tournoyer dans nos têtes et nous capturent dans leur grande roue de cauchemars.

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Sources de l’article
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Henri Launay, le restaurateur de poupées infatigable

Si vous poussez la porte de la boutique à la façade jaune au 114 de l’avenue Parmentier dans le XIe arrondissement de Paris, vous le trouverez penché avec application sur une de ses poupées, procédant à un délicat changement d’élastiques, d’yeux, de membre ou encore de perruque, avec la minutie et la patience qui le caractérisent (photo ci-dessous). Lui, c’est Henri Launay, restaurateur de poupées anciennes en porcelaine, baigneurs en celluloïd, poupons et ours en peluche, depuis 55 ans dans ce même atelier qu’il a créé en 1964.


Né en 1927, il est titulaire d’un CAP d’électricien. À l’âge de 13 ans, il devient apprenti dans la création de boutiques de réparation en maroquinerie. Au tout début de sa carrière, Henri répare ainsi des sacs, des valises et des parapluies, mais un beau jour on lui fait remarquer que les réparateurs de parapluies s’occupent aussi de poupées, alors il se dit pourquoi pas ?, prend contact avec les fabricants de l’époque (Gégé, Clodrey, Raynal, SNF,…) et commence à se former sur le tas, en parfait autodidacte, à leurs méthodes de démontage/remontage de poupées. Comme il y a du travail dans le domaine, il profite de ce qu’il appelle un « concours de circonstances » et entame une nouvelle activité de restaurateur qu’il ne quittera plus.
« Mes doigts sont mes meilleurs outils », a coutume de dire ce travailleur plus exigeant que ses clients, pour qui le résultat doit être parfait. C’est ainsi qu’au fil du temps, il s’est forgé une réputation internationale. Ses clients sont des adultes qui lui apportent avec gravité des poupées de leurs enfants « comme on amène un enfant à l’hôpital », ou des poupées anciennes qui se transmettent de génération en génération. Les clients peuvent être aussi des collectionneurs très exigeants, en raison de leur passion et aussi du coût élevé de leurs poupées, surtout lorsqu’elles datent du XIXe siècle.
La poupée n’est assurément pas un jouet comme les autres : son caractère anthropomorphique (qui est semblable à l’être humain) et le plus souvent articulé favorise des mises en scènes d’animation ludiques, et permet à l’enfant d’y investir de forts sentiments qui laissent des traces durables dans l’imaginaire individuel et collectif. Ce jouet l’accompagne de l’âge de nourrisson à la puberté, et, complété par des accessoires (vêtements, mobilier, dînettes, véhicules,…), il autorise des jeux de rôles variés. La poupée est la gardienne silencieuse et fidèle des souvenirs d’enfance, et c’est pour cela que l’enfant y est si attaché.
Cette passion de l’enfant et du collectionneur pour ses poupées, Henri la voue à son métier. Vêtu d’une blouse blanche, le « doll doctor » observe, évalue les réparations à effectuer, et une fois le diagnostic posé, procède aux nettoyages, remplacements et remontages nécessaires. Il officie au milieu d’un entassement de poupées dans lequel il est le seul à se retrouver (photo ci-dessous), et de pièces détachées dont il possède une quantité impressionnante, résultat de l’acquisition de nombreux stocks accumulés au cours du temps.

En 55 ans de restauration, Henri a obtenu des compliments et des félicitations en abondance, qui constituent la meilleure récompense de son travail. Il a même reçu des témoignages émouvants, comme celui sur la poupée Arlette, endommagée pendant l’exode de 1940 (photo ci-dessous),

ou sur la poupée sans nom offerte par un officier allemand à un bébé français pendant la seconde guerre mondiale (photo ci-dessous).

Henri a (presque) toujours une solution à proposer à ses clients désemparés par l’état de leur poupée malade : il estime à seulement 1/1000 le pourcentage de poupées diagnostiquées comme irréparables. Gageons qu’il saura les réconforter pendant de nombreuses années encore en exerçant son métier de « guérisseur qui redonne vie aux poupées », selon sa jolie formule.

 

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